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 RP compilés en vrac

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MessageSujet: RP compilés en vrac   Mar 16 Jan - 15:01



Divine Tempérance II


Mois de Drakonis, de la trentième années de l'ère du Dragon, cinquième jour...

La Divine et sa cohorte de pèlerins étaient revenus de leur marche dans les terres de Orlind. Ce duché était la représentation même de la désolation sur Terre : désert, rudesse, caractère implacable de tout ce qui y était. Tempérance avait espéré que cela calmerait ses angoisses de fouler le sol consacré par le massacre des derniers maléficiens. Mais il n'en était rien, bien au contraire. Le retour de la dame dans la cité sainte de Weaverleyne fut acclamé par le peuple alors qu'intérieurement, la femme se sentait comme ruinée et prête à défaillir. Le nombre de fois où elle espéra qu'un extrémiste transperce la foule pour lui enfoncer une dague dans le cœur... Ses acolytes pensaient qu'elle scrutait chaque visage de son peuple en mère aimante. Beaucoup voyait dans ce regard, celui d'une Divine qui voyait dans chaque individu une parcelle du Créateur. Dans les faits... elle était bien loin de l'idée sainte qu'on se faisait d'elle.

Personne ne s'offusqua ou ne se posa de question lorsque Tempérance demanda à se retirer. En effet, elle revenait de pèlerinage, elle était âgée, elle venait de faire un défilé durant lequel elle avait donné tellement d'attention que nul ne se formalisa ou s'alarma. Le lendemain donc, les frères et sœurs de la Chantrie la laissèrent se reposer et la Grande Prêtresse de Glinnery se chargea des offices à la place de la Divine. Mais le deuxième jour... tous pensaient que la Dame reprendrait ses fonctions comme elle l'avait toujours fait avec son assiduité habituelle mais... il n'en fut rien. La vielle femme s'était isolée dans le mausolée où avaient été inhumées toutes ses prédécesseures. Allongée à plat ventre sur le sol, la face collée au marbre, les bras en croix, la Divine psalmodiait le quantique de la lumière sur une voix implorante :


Nombreux, ceux qui se vautrent dans le péché,
Persuadés d'être damnés de corps et d'âme,
Mais qui se repent, qui garde sa foi entière
Malgré les ténèbres du monde,
Qui traite les faibles sans veulerie ni dédain
Mais respecte la loi
Et les œuvres du Créateur, celle-là connaîtra
La pureté bénite du Créateur.
La Lumière lui fera traverser dans la paix
Les voies de ce monde et de l'au-delà.
Pour celle qui s'en remet au Créateur, le feu est son eau.
Tout comme le papillon de nuit voit la lumière et s'approche de la flamme,
Elle doit voir le feu et s'approcher de la Lumière.
Le Voile ne lui réservera nulle incertitude,
Pas plus qu'elle ne redoutera la mort, car le Créateur
Sera son flambeau et son bouclier, ses fondations et son épée.


Nul n'osa aller déranger la Divine qui était visiblement en train de communier. Quelques rares murmuraient que la femme exagérait lourdement et qu'il serait temps qu'elle laisse la place... cependant, la majorité n'y voyait qu'une femme d'une grande ferveur religieuse et si aucun élément extérieur ne venait troubler la vie de la Chantrie en ce jour, personne n'irait sortir la Divine de ses prières. C'est pourquoi, ce serait la Révérende-Mère et la Grande Prêtresse qui se chargeraient des quelques fonctions administratives ou protocolaires de leur supérieure vis-à-vis des laïcs. D'ailleurs... Un templier se présenta accompagné du Duc de Glinnery, le seigneur Louis de la Vallière. L'un des conseiller de la Grande prêtresse se permit de lui demander la raison de sa visite et lui proposa ensuite de patienter dans une antichambre sobre mais d'une grande élégance, le temps d'aller chercher l'interlocutrice adapté en fonction du motif de la visite du jeune Seigneur.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Ven 19 Jan - 3:40

Il fallait bien que cela arrive un jour et il aurait espéré que ce fut le plus tard possible. Il n'aimait pas trop avoir à faire avec les gens de religion, surtout une femme. Une femme à la tête du culte du royaume. Mais il n'était pas assez fou pour s'y opposer. Bien sûr, il était croyant, mais jugeait le sexe féminin faible et influençable. Qui sait quel genre d'idées pouvaient germer dans la tête d'une porteuse de jupon, aussi investi envers le dieu que la Divine. Car même s'il n'était pas extrêmement superstitieux, il craignait tout de même les foudres du ciel, parfois. Ou comme en ce moment, que le ciel n'était guère clément avec son domaine.

Il allait donc voir ce personnage important. Déjà, parce qu'elle était chez lui et qu'il était de bon ton pour un dirigeant de faire ''ami ami'' avec les hautes sphères religieuses. Tout comme il était royaliste par commodité, enfin fidèle à la couronne, à l'institution et non pas à un quelconque roi. Ainsi, il croyait, bercé dès son enfance par le culte du Créateur. Ne pas remettre en question les institutions établies, c'était un peu la politique de Glinnery de depuis la première génération de duc. Ainsi, c'était il mit en route dès que la présence de la haute dignitaire cléricale avait été avéré, avec un petit détachement de cavalerie.

Ha, c'était quelque chose à voir, même dans un endroit comme celui ci où voir des cavaliers était chose courante.  Les chevaux venaient de l'élevage personnel du duc et c'était les plus beaux du royaume. Et leurs harnachements valaient un bon paquet d'argent aussi. Pierreries, broderie d'or ou d'argent sur les cuirs, tissus rare et précieux en petite quantité, pour ne pas cacher la ligne des montures racées qui piaffaient d'impatience d'être garder au pas dans la ville. Malgré la pluie qui tombait drue, une petite foule s'était rassemblé pour regarder passer le noble et ses gardes. Un cheval blanc sans cavalier se distinguait derrière le duc.

Ils arrivèrent dans la cour du temple et chacun  mit pied à terre en bonne ordre puis allèrent s'abriter comme ils pouvaient tandis que le duc pénétrait dans le bâtiment, guidé par un templier. Le noble était légèrement mal à l'aise, mais il était difficile de décrypter ce sentiment sur son visage froid et un peu comme blasé qu'il affichait la plupart du temps. A la demande de la prêtresse, il avait une réponse simple et direct.

«Ma sœur, je viens consulter la Divine. Et j'ai un présent pour elle qui nécessite qu'elle le voit.» Et il n'avait pas l'intention de se faire débouter de sa demande.


Dernière édition par Louis de la Vallière le Jeu 25 Jan - 12:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Ven 19 Jan - 12:21



Grande Prêtresse Anasthasie


Quand la Divine est absente, il est coutumier que ce soit la Grande Prêtresse de Glinnery qui prenne sa place dans les actes du quotidien. Le trône divin ne peut être vide et l'institution doit continuer de tourner quoiqu'il arrive ! C'est pourquoi la représentante du duché de la Cité Sainte est considérée comme la plus influente et puissante de toutes. Pourquoi ? Car c'est elle qui remplace la Divine dans ses fonctions lorsqu'elle ne peut les tenir elle-même... en cas de maladie, de pèlerinage ou de mort...

La Grande prêtresse Anasthasie était en poste depuis maintenant cinq ans. Elle avait vu Tempérance II vaciller plus d'une fois. À plusieurs reprises, elle avait été l'épaule, la béquille voir, la doublure de la représentante d'Arsinoé sur Terre. La femme de trente-cinq ans avait donc revêtue plus d'une fois les fonctions divines et prit les décisions dues au poste. Malheureusement, elle ne pouvait se permettre de montrer sa politique. En effet, elle n'était qu'une remplaçante et ne pouvait donc agir selon ses convictions personnelles.

Ces dernières étaient quelques peu "actives". Si elle avait été la Divine, elle aurait excommunié depuis plusieurs semaines, pour ne pas dire mois, le Roi Ulvain ! Voire, elle aurait commander aux Templiers de s'emparer du monarque pour le destituer et lui faire faire pénitence en rejoignant les rangs de la Chantrie ! Ainsi, le trône temporel aurait été libre pour mettre un véritable souverain en place. Et pour cela, contrairement aux politiques des dernières années, elle, la Divine, aurait fait pression lors des élections pour faire élire la personne la plus apte à gouverner et non la plus gouvernable !

Depuis les fenêtres de son étude, alors qu'elle recevait les doléances des chantries du royaume. Elle prit quelques instants pour réfléchir à l'une des plaintes qui provenait de Orlind. La situation était des plus épineuses là-bas. La famine sévissait et la Chantrie se devait d'agir. Cela dit, les pouvoir laïcs le devaient également ! Croisant les bras devant elle, elle regarda par les fenêtres et aperçut un équipage de fiers destriers. Plissant les yeux pour discerner à travers la pluie battante, elle identifia le groupe qui venait de faire son entrée dans le sanctuaire : le Duc de Glinnery ainsi que quelques hommes de sa cavalerie. Elle soupira.

Les Sœurs et Frères présents la regardèrent alors avec une interrogation dans les yeux. Elle leur répondit donc que le Duc venait d'entrer et qu'elle allait certainement devoir l'accueillir. Bien entendu, l'un d'entre eux demanda ce qu'il convenait de faire quant à la situation à Orlind. Ne voulant pas se presser inutilement, elle se contenta de dire qu'il ne fallait pas prendre de décision à la légère et que cela pouvait attendre qu'elle voit le Duc, d'autant plus que le temps était épouvantable et qu'il serait difficile de transmettre une réponse dans des délais corrects.

Le temps qu'ils débattent de cela, un templier vint la chercher en expliquant la raison de la présence du Duc : un présent à faire à la Divine. La Grande Prêtresse haussa un sourcil où les connaisseurs pouvaient lire son mépris. Tempérance II n'y ferait certainement aucun cas, au vu de son tempérament pieux à l'excès, quant à elle, elle n'y voyait qu'une tentative de clientélisme. Les laïcs vivaient décidément dans le péché ! Elle fut escortée par le Templier jusqu'à la fameuse salle et entra simplement.

"Bonjour monsieur le Duc. Comment puis-je vous aider ?"

"Ma sœur, je viens consulter la Divine. Et j'ai un présent pour elle qui nécessite qu'elle le voit.

La Divine est en prière intense depuis son retour de Pèlerinage. Il est difficile de l'y soustraire sans bonne raison. L'individu ne fait pas tout aux yeux de sa Sainteté Tempérance II, ainsi, si vous ne m'en dîtes pas d'avantage, je crains de ne pouvoir avoir les arguments suffisant pour la retirer à ses supplications aux Créateurs."


Anasthasie avait parlé de sa voix calme et posée, elle semblait inébranlable comme l'une des nombreuses statues qui ornaient le temple. Les nobles avaient tous cette suffisance de croire qu'ils pouvaient débouler et obtenir tout sur un plateau. La possession de la Terre ne faisait pas tout, avoir la main mise sur les cœur et la foi des fidèles était un force non négligeable. De ce fait, bien que la posture et le ton du seigneur laissent entendre qu'il ne bougerait pas tant qu'il n'aurait pas obtenu satisfaction, la Grande Prêtresse ne comptait pas s'en laisser conter. Elle fit un signe de la main à l'un des templier en garde et lui demanda de transmettre à la Divine le souhait du seigneur. Ainsi, elle faisait un premier pas vers une conciliation, bien qu'elle ne croyait pas que ce soit suffisant pour déloger la vieille de son antre.

"Le Créateur semble être de bien fâcheuse humeur..." fit-elle en soulignant du regard le temps à l'extérieur.

"Votre consultation et votre présent auraient-ils un rapport avec la situation ?"

Il fallait bien occupé le jeune homme en attendant que sa Sainteté daigne venir jusqu'à eux. Comme à son habitude, la Grande Prêtresse se dit qu'elle pouvait parfaitement utiliser ce temps à son avantage autant qu'à celui du saint trône. Après avoir obtenu la réponse à sa question, elle reprit, impassible.

"La tempête est considérée comme une manifestation de colère du Créateur. À l'allure où vont les choses, des inondations ne vont plus tarder et compromettre la circulation sur les routes voire... les récoltes. Le duché supportera-t-il cette charge ? Je parle des réparations et du coût de vivres à acheter aux autres Duchés bien entendu... Glour semble béni en comparaison. "
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MessageSujet: Description de Glinnery   Dim 21 Jan - 15:28

1] Généralité:

Glinnery se compose essentiellement de grandes plaines fertiles et les plantes du genre céréales ou plus simplement de l'herbe y pousse en abondance. Ce qui frappe le plus, c'est l'omni présence de chevaux. En effet, le duché est spécialisé dans l'élevage des équidés et aucun cheval ne vaux ceux achetés ici.

L'absence de point de repère rend difficile l'orientation et les routes et chemins sont rarement balisés, à part les artères principales. Un inconnu aura tôt fait de se perdre et de tourner en rond entre les vallons tous semblables, à moins de suivre un cours d'eau.

2] Histoire:

Il y a peu de traces écrites sur les premiers âges de Glinnery. Les légendes racontent qu'il y avait là un peuple de gens qui montaient de magnifiques chevaux et qu'ils ne furent conquis que par le douceur et par l'intégration de leur mœurs à une vue plus moderne car c'était aussi des personnes farouches et fières. Lors de la guerre sainte lancée par la Divine, première du nom, ce fut un des duchés les moins touché par les batailles. En effet, les gens du cru ne pratiquaient guère la magie, à part celle qui facilitait leur travail avec les chevaux. Mais ce n'était que petite magie et quelques spécialistes surent la remplacer efficacement ce qui permit une transition en douceur.

Les traces écrites commencent donc avec le grand père de Louis. Mais il n'y avait rien de notable, en fait. Des rapports sur la vie de tout les jours, qui étaient déjà à peu près la même qu'aujourd'hui. Il y avait bien sûr des références à la guerre sainte, mais un peu moins que ce à quoi on aurait pu s'attendre. Un accent avait été particulièrement mis sur les ancêtre de ce grand père et de sa descendance, ainsi que celles des épouses. Une plus grosse partie était consacrée à l'élevage des chevaux et à quelques conseils pour l'amélioration de l'espèce. Le reste un résumé des us et coutumes de la région.

3] Géographie:

Glinnery est composé essentiellement de vastes plaines herbeuses. Bien sûr on trouve, comme partout, des champs de culture et des vergers, mais le vert des hautes herbes prédomine le paysage. Quelques rares bosquets d'arbres poussent ça et là, mais on ne peut guère appeler ça forêt. Au limite du territoire, il y a quelques contrefort rocheux et les plages ne sont pas toutes faciles d'accès. En bord de mer, les falaises se groupent surtout au nord et à l'ouest, vers la frontière avec Irbel.



A cause de ses plaines vallonnées, il est très facile de se perdre dans ce territoire. Les villes et villages sont souvent cachés au creux des vallons, à proximité d'un cours d'eau. Le meilleurs moyen de voyager et presque de suivre une rivière ou un fleuve, à moins de rester sur les rares routes principales balisées. Et puis, il y a des chevaux presque partout. Ou en tout cas, on finit par en avoir l'impression.



4] Us et coutumes:

Le duché est un territoire dont les habitants sont particulièrement fiers. Bons cavaliers, bons éleveurs, ils sont en général assez méfiants vis à vis d'un étranger. Les gens aux frontières sont les plus accueillant, car c'est par eux que transite les marchandises. Dans l'intérieur des terres, on accueillera malgré tout toujours un voyageur égaré, même si les gens resteront peu causant en général.

La vie est à peu près identiques à celles des autres duchés, foires, joutes et autres événements ponctuent l'année, au bon vouloir du duc ou des autorités locales qui les mettent en place. Une particularité est cependant à retenir. Maltraiter ou tuer un cheval peut valoir la peine de mort. La cavalerie est l'unité militaire prépondérante de ce territoire. On peut voir régulièrement passer des patrouilles, surtout le long des routes commerciales.

5] Les chevaux.

Les équidés ont une place prépondérante dans la vie de tout les jours. Il faut dire que les équidés ont fière allure, que ce soit les animaux de guerre ou bien de race. Eduqués avec soin, il n'y a pas meilleur qu'eux, ils ne font jamais tomber leur cavalier et sont fidèles à celui ci. La crème de la crème est l'élevage du duc. Ces animaux là ne sont pas à vendre, mais sont parfois donnés à des nobles en signe d'amitié ou à des personnalités importantes dans le même but.

Par ailleurs, le duc s'est piqué d'une passion pour la chasse et possède un pavillon de chasse dans un des rares groupements d'arbres, près de la capitale.



6] La ville sainte, le château:

La ville sainte est située à l'est du territoire, vers la frontière avec le territoire de Glour. Dans un soucis de protection et pour canaliser et surveiller les pèlerins, le château ducal se trouve un peu en retrait de la cité sainte, ce qui en fait aussi la capitale et une des plaques tournantes du commerce local.

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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Jeu 25 Jan - 12:02

Ses hommes et chevaux à l'abri dans différents préaux de la cours du temple, le duc se mit en route vers l'intérieur même du bâtiment, seul pour une fois. Il ne pensait pas être attaqué dans l'enceinte du bâtiment sacré tout de même, même si son garde du corps avait un peu protesté, sans doute pour la forme. Et puis,il y avait les templiers qui assuraient la sécurité. Si vraiment il tombait dans un guet append ici … Bien sûr, on n'était en sécurité dans très peu d'endroit quand on était une personnalité aussi en vue que lui même. En même temps, c'était normal, il était le duc, en même temps.

Il regarda d'un air un peu hautain la religieuse qui l'accueillait. Décidément, il n'aimait pas avoir à faire avec des femmes. Elle ne s'était même pas présenté à lui alors qu'elle savait qui il était. Sans doute une des grandes prêtresses, au moins quelqu'un d'importance, du moins il l'espérait. L'accueillir avec un prêtre de bas étage aurait été tout de même une insulte à sa personne, surtout qu'il avait fait le déplacement sous ce temps. Effectivement, la mauvaise météo semblait vouloir persister sur l'ensemble du domaine, pour ce qu'il en savait. Il se retint de soupirer quand la prêtresse tenta une conciliation.

«Je peux patienter le temps de savoir si elle a le temps de me recevoir.»

Le ton était neutre, voir poli. Difficile de savoir qu'il était fort en colère de voir un tel laxisme, du moins de son point de vue. Si cela l'avait été l'inverse, on l'aurait dérangé avec insistance. Bref, ces religieux semblaient se croire tout permis, même s'il leur reconnaissait un certain pouvoir, un peu à contre cœur. Il n'aimait pas vraiment ça. Pas qu'il ne fut pas croyant, mais il aurait préféré gérer lui même cette partie là du pouvoir aussi. Non, il n'était pas très partageur. C'était comme pour l'autorité royale sur les duchés. Il était fidèle à l'institution par praticité et pour ne pas être considéré comme un rebelle. Mais avoir un roi faible l'arrangeait grandement.

«En parti, oui. Mais ici, il est aussi de tradition d'offrir un présent d'importance à quelqu'un de pouvoir que le duché veut honorer.»

Mais effectivement, il était venu aussi en partie à cause des rumeurs qui commençaient à enfler sur la soit disant colère du Créateur. En tant que dirigeant, il ne pouvait pas se permettre de laisser courir ce genre de rumeurs trop longtemps. Alors, il était venu pour … consulter, ou plutôt suggérer une annonce officielle de l'autorité religieuse qu'il ne s'agissait que de mauvais temps. Après tout, ils étaient bien là pour ça, non? Rassurer la population sur le sort de leurs âmes et celle de son dirigeant par la même occasion. Le mauvais temps perdurait, malheureusement et les on dit commençaient à augmenter. Il n'était pas possible de laisser les choses en l'état.

«Le nécessaire sera fait dès que le temps le permettra.»

La réponse était un peu sèche, se faire expliquer ce qu'il devait faire, il ne l'admettait pas. Une autre personne, il l'aurait fait punir sur le champ pour ce qu'il prenait quasiment pour un outrage à sa personne. Le moindre des chevaux d'ici valait un bon paquet de récolte ailleurs. Et il ne parlait même pas des montures ducales, comme la jument qu'il avait amené avec lui. Mais si la divine ne pouvait ou ne voulait se déranger, peut être qu'il pouvait faire affaire avec ce représentante ci.
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MessageSujet: Fiançailles compliquées (Orianne)   Mar 30 Jan - 9:15

Se marier. Il savait bien qu'il devrait y passer un jour ou l'autre, mais il n'avait pas penser que cela viendrait si vite. Bon, il fallait dire que son père avait un peu poussé dans ce sens. Le duc avait beau être âgés, il avait encore toute sa tête et tannait son fils pour qu'il ait des héritiers. Il était vrai qu'il était largement temps qu'il ait des descendants. A force de se l'entendre répéter et un peu pousser par son géniteur qui avait contacté un baron des environs pour commencer ces délicates négociations, Louis finit par se résoudre à obéir à l'injonction paternelle et à aller rencontrer le père de sa future épouse.

Il s'était donc rendu à la baronnie de Vallompré. C'était une discussion entre homme parce que la jeune femme n'avait guère son mot à dire. Il était surtout question de dot et c'était un peu cela qui posait problème vu que le baron était déjà le vassal du seigneur qui allait épouser sa fille. En même temps, c'était un grand honneur que ce dernier lui faisait. Un accord fut trouvé pour les vieux jour du parent et c'est ainsi qu'il se retrouva invité à un dîner, celui d'adieu de la fille à son père. Et puis, c'était aussi un bon moyen de faire connaissance. Le duc espérait au moins qu'elle fut belle.

En effet, c'était à peu près la seule chose qu'il pouvait espérer d'elle. Pour lui, les femmes étaient juste bonne à faire des enfants et n'avaient guère besoin de se mêler de politique. Enfin, si elle n'était pas trop stupide, elle pourrait toujours s'assurer de la bonne marche du château quand il était absent. Pour le reste, du moment qu'elle lui faisait des fils, il s'en moquait un peu. Et qu'elle ne conteste pas son autorité, aussi. Il fut au moins rassurer sur le premier point. Elle était tout à fait avenante, au moins, il aurait du plaisir à la mette dans son lit. Cependant, ils n'échangèrent pas trois mots, à part les politesses d'usages.

Le lendemain matin, alors qu'ils partaient, le duc lui proposa de monter dans une calèche pour rejoindre son domaine en propre. Effectivement, il n'avait pas prévu de monture individuelle. Il préférait savoir sa fiancée en sécurité dans le véhicule plutôt que sur le dos d'un cheval. D'abord, il ne savait pas si elle savait monter, et puis de toute façon, un accident pouvait vite être arrivé. Il aurait bonne mine si elle se blessait grièvement voir se tuait alors qu'ils n'étaient même pas encore officiellement mariés. Il prendrait rendez vous avec un officier du culte rapidement. Pas question de la toucher sans les liens sacrés du mariage.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Mer 31 Jan - 20:34



Quand le Baron apprit à sa fille qu’il lui avait trouvé un bon parti pour la marier, Oriane commença à hurler, à taper du pied, à disparaître des jours durant à cheval sans adresser la parole à son père. Puis, voyant qu’il ne fléchissait pas, elle le supplia de la garder près de lui, elle pleura à ses pieds, elle invoqua sa mère, la corde sensible de son père. Malgré la peine qu’il en éprouvait, le Baron resta inflexible pour la première fois de sa vie. Il avait engagé sa parole, trouvé le meilleur parti qui soit pour sa fille et assuré ses vieux jours. Il avait rempli son devoir envers Oriane en son âme et conscience. Il espérait qu’elle serait heureuse.

« Te rends-tu compte de la chance que tu as d’épouser le Duc de La Vallière ? D’ailleurs, il vaudrait mieux que tu lui plaises, il vient dîner dans quelques jours, le temps de faire tes malles, parce que tu pars dès le lendemain pour le Duché de Glinnery.  Cesse de faire tes caprices d’enfant gâtée, tu n’as plus quatre ans ! »

Son père se faisait vieux et elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Mais qu’aurait-elle donné pour arrêter le temps ! Pourtant, le fameux dîner arriva et elle fut présentée au Duc. Les yeux baissés, elle le salua d’une révérence. Elle s’était habillée d’une robe d’un rouge sombre comme la couleur du vin qu’elle aimait et s’était coiffée élégamment. Mais sous sa robe, comme une provocation qui n’était que pour elle, elle portait ses bottes cavalières crottées.

Le repas se passa bien, les deux hommes faisant les frais de la conversation. Elle n’y participa pas. De temps en temps, elle levait les yeux vers le Duc. Il n’avait pas l’air drôle. Bien que bel homme, il ne l’attirait pas du tout. Il lui manquait ce sourire qu’elle aurait aimé voir sur sa bouche, cette étincelle de coquinerie dans ses yeux. Bien au contraire, il paraissait trop sérieux ! Heureusement qu’elle aurait ses sorties à cheval.

Le lendemain, elle avait fait porter ses malles dans la cour du château pour être rangées à l’arrière d’une calèche. Puis elle fit seller son cheval et encapuchonner son faucon favori. C’est là que le Duc lui demanda (ordonna ?) de monter dans la calèche à ses côtés.

"Il n’en est pas question, Messire. J’emmène Arpion, mon étalon et Gézabel, mon faucon. Ou… je reste ici. Si vous préférez une monture à cette boîte brinquebalante, je peux vous en faire seller une. Au moins, chevaucherons-nous ensemble ?
Ne vous inquiétez pas, je monte depuis mon plus jeune âge. Là-dedans, j’aurais mal au cœur."


Elle monta d’autorité sur son cheval, sa main gantée portant le faucon.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Mer 31 Jan - 22:02



Grande Prêtresse Anasthasie


«Le nécessaire sera fait dès que le temps le permettra.

Au moins, vous gouvernez comme il se doit. Si peu de seigneurs prennent eux-mêmes soins de leurs terres...»


Un vague sourire s'esquissait sur les lèvres de la religieuse. Quelque part, elle exultait. Mais son maintien lui conservait l'anonymat de ce qu'elle ressentait. Ne l'avait-on pas formée à être une personne mesurée ? Ne lui avait-on pas inculqué une éducation de dame ? Cela constituait un avantage dans sa position et elle en avait joué durant toute son ascension sociale. Regardant le Duc, elle s'amusait "un peu" à ce moment précis. Lui aussi avait été élevé ainsi. Et cela la divertissait de voire que le monde restait égal à lui-même en dehors des murs de la Chantrie.

Anasthasie prit une bonne inspiration en jetant un coup d’œil au temps... et quel temps...!! Le peuple allait être dur à calmer avec des intempéries pareilles. La femme sentait naître en elle une grande satisfaction de cette situation. Ne plus être une laïque impure... c'était parfaitement jouissif. Le templier qu'elle avait envoyé frappa à la porte et entra. La Grande prêtresse tourna la tête vers lui, puis elle vit qu'il avait une expression surprise sur le visage. Ciel ! Un miracle ? Les voies du Créateur étaient vraiment incompréhensibles.

La Divine accepte de recevoir le Duc dans la chapelle d'Arsinoé-la-sacrifiée.

Merci Templier, je vais accompagnée moi-même le Duc.


Le soldat s'inclina et la Grande Prêtresse invita de la main l'hôte de la Divine à la suivre. Ils marchèrent quelques minutes, le temps de rejoindre la fameuse chapelle privée de Tempérance. Arrivés devant la porte, elle se permit de glisser dans un murmure à Louis :

Je ne sais quelle aide vous souhaitez obtenir de la Divine... Mais vous pariez sur le mauvais cheval, de la part d'un connaisseur, cela en deviendrait presque drôle.

Puis, elle frappa à la porte, s'inclina devant le Duc et s'éclipsa, le laissant face à la porte qui s'ouvrait sur un vieil homme chétif et plié sous le poids de l'âge.




Entrez mon seigneur, son Sainteté vous attend.

Les lieux baignaient dans la lueur blafarde des bougies où flottaient l'odeur de l'encens. Une femme était à genoux, en prière, devant une immense statue d'Arsinoé, représentée brûlant sur le bûcher. Péniblement, elle se redressa et s'assit, visiblement fatiguée et éprouvée. Pour autant, elle n'en oubliait pas l'un des préceptes les plus importants de leur religion : le tutoiement. Et alors que tous avaient appliqué les règles laïques, la représentante d'Arsinoé rappela les règles spirituelles d'entrées.

Duc Louis de de la Vallière, tu te présentes en un moment bien sombre... espères-tu des mots réconfortants de ma part ?

La vieille femme tendit sa main pour que le jeune pose genoux à terre et lui fasse un baise-main. Le protocole l'exigeait ainsi. Sa respiration semblait difficile et son teint était particulièrement pâle. Même si la lumière n'était pas des plus lumineuses, on pouvait déceler que Tempérance II n'était pas au meilleur de sa forme.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Ven 2 Fév - 17:07

Il resta totalement immobile devant effronterie de la jeune femme. Il lui avait ordonné de monter dans la calèche, elle ne l'avait pas fait et l'avait même défié devant tout le monde. Cette union future commençait bien mal. La baronne était très insolente, caractère qu'il lui faudrait corriger un peu si elle voulait s'entendre avec son futur mari. Bien entendu, le duc avait engagé sa parole et ne pouvait pas se dédire. Cependant, il était furieux et se maîtrisait pour ne pas la saisir et lui donner une fessée devant tout le monde. Et justement, elle avait de la chance que ce soit un lieu publique, même si elle ne perdait rien pour attendre.

«Ce n'était pas une suggestion. Où vous croyez vous? A la chasse, peut être? Sachez que ce sont des fiançailles officielles et de votre attitude dépendra l'opinion qu'aura de vous le peuple.»

D'ailleurs, s'ils avaient été marié, lui aussi aurait dû monter dans cette fichue calèche. Fiancé, il se devait de veiller à la sécurité de sa future épouse, et c'est pour cette raison qu'il avait réuni ses cavaliers les plus fiables et les plus féroces, en cas d'attaque surprise. Lui même se défendait en combat et d'ailleurs, personne ne l'aurait imaginé reculer devant un danger. Il n'était pas forcément le plus combattant des ducs, mais il ferait ce qu'on attendait de lui, il avait été éduqué comme ça depuis sa plus tendre enfance. Il commandait, certes, mais il ne faisait pas forcément toujours tout ce qu'il voulait.

«Vous êtes une jeune femme sur le point de vous marier ou bien êtes vous une enfant gâtée? Cessez vos enfantillages. Mes hommes prendront soin de votre oiseau et de votre cheval.»

Sous ses airs indifférents et son ton un peu détaché, mais grave à la fois, Louis bouillait de rage. Bien entendu, il n'avait pas l'intention de faire un éclat alors qu'ils n'avaient même pas quitté la cours de son beau père. Cependant, la petite sotte était déjà montée à cheval et le défiait déjà. Il retint un soupir d'exaspération. Il se demanda s'il devait la menacer. Si cela ferait rentrer la raison dans sa caboche. Elle avait tout l'air d'une écervelée. Elle n'avait pas l'air d'avoir réfléchi à l'image qu'elle renvoyait en ce moment même. Dire qu'il avait envisagé de lui laisser les affaires mineurs quand il serait absent … Il s'approcha d'elle et lui dit à voix basse, qui ne pouvait être entendu que d'elle seule.

«Oublieriez vous à qui vous avez à faire? Dois je m'offenser de votre attitude?»

La menace était implicite, mais réelle. Il était le duc et le père de la jeune femme, un baron étant son vassal. Par la même, le père et la fille lui devait obéissance. Ses prunelles étaient sombres et il était loin de n'être pas sérieux. Louis avait tout les droits sur les terres de Glinnery et ce n'était pas une petite pimbêche qui allait défier son autorité, serait ce sa future femme. De toute façon, il ne bougerait pas de là tant qu'il n'aurait pas été satisfait et comme la troupe était à lui, c'était le jeune homme qui donnait le signal du départ. Personne n'avait bougé, d'ailleurs, et tout le monde les regardait, à présent, figé. A part un des hommes qui s'était approché pour prendre en charge le faucon, si bien sûr on lui confiait.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Sam 3 Fév - 1:34

Sous les invectives du fiancé qu’elle ne s’était pas choisi, elle n’avait qu’une envie : éperonner son cheval et s’enfuir. Mais elle savait qu’elle aurait été poursuivie par les hommes d’armes du Duc et qu’elle aurait risqué de blesser cruellement sa monture en prenant tous les risques. Elle se retourna et vit son père, sur le perron du château. Il paraissait vieux et triste, voûté par le poids des années. Elle sentit sa solitude comme une pierre froide dans son cœur. Il la sacrifiait comme les païens.

Elle descendit lentement de son cheval, prit le temps de lui caresser les naseaux en lui murmurant des mots tendres et tendit les brides à un garde avec un regard farouche. Puis elle se déchargea du faucon auprès d’un autre. Sans rien dire, elle fit un geste vers son père et monta dans la calèche. Que la route allait être ennuyeuse !

Durant tout le trajet, elle s’enfonça dans une morosité qu’elle n’essayait pas de cacher. Malgré les coussins, elle trouvait la calèche plus inconfortable que la selle d’Arpion et l’air qui y entrait était poussiéreux de la terre sèche du chemin, soulevée par l’attelage. Elle avait l’impression de s’étouffer et que le temps ne passait que trop lentement. De plus, seule dans l’habitacle, elle s’ennuyait.

Malgré tout, elle ne pouvait pas faire arrêter l’attelage pour se dégourdir les jambes et respirer de l’air frais. Le Duc n’aurait pas accepté et aurait encore pris cette demande pour un caprice. Elle commença à suffoquer et à avoir mal au cœur. Elle passa la tête à la petite fenêtre de la calèche et ce fut pire encore, subissant de plein fouet les nuages de poussière. Elle se couvrit le nez et la bouche d’un mouchoir mais elle sentait qu’elle allait être vraiment malade. Elle savait pas où était le Duc, elle ne voyait que les gardes qui entouraient la calèche.
Elle hurla :

Je vous en prie, ne me laissez pas là-dedans… Je suis malade ! Laissez-moi monter Arpion ! Je ne supporte plus d’être enfermée là toute seule…

Elle ne savait pas si sa supplique avait été entendue. Elle vomit par la porte qu’elle avait ouverte avec des hoquets qu’elle ne contrôlait pas. La refermant, elle se mit à sangloter.

Je ne veux pas voyager là-dedans. Par pitié, permettez-moi de sortir de là…


Dernière édition par Oriane de Vallompré le Sam 10 Fév - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Lun 5 Fév - 12:56

Et bien. Tout venait à point à qui savait attendre. La divine semblait disposée à le recevoir et intérieurement, le duc exultait, même s'il aurait pu continuer à discuter avec cette prêtresse là. Ce qu'elle lui glissa au dernier moment était intéressant. Comment ça, parier sur le mauvais cheval? Le noble ne comprenait pas ce que la religieuse entendait par là. Y aurait il des tensions au sein du pouvoir religieux? C'était quelque chose d'intéressant à savoir. Mais il ne pouvait pas savoir si la femme se trompait ou non, même si sans doute la cheffe de file du mouvement n'était plus toute jeune.

En entrant dans la pièce, le duc fut choqué de l'aspect de la divine. Peut être était elle en train de mourir. C'était une vieille femme. Du coup, il était possible qu'il soit effectivement en train de miser sur le mauvais cheval, comme l'avait dit l'autre prêtresse. Cependant, il ne pouvait pas prendre le risque d'avancer ce genre de position aussi tôt. Non, Louis avait toujours été prudent dans ses choix, il soutenait toujours le pouvoir en place, du moins l'institution qui le représentait. Après, qu'importe qui était au commande, du moment qu'on le laissait en paix et qu'on interfère pas de trop dans ses affaires.

«Ma mère, merci de me recevoir.»

Le noble n'aimait pas beaucoup les choses qu'il ne contrôlait pas, ou les gens. Et cette femme en faisait parti. Cependant, il fit ce qu'on attendait de lui. Il s'approcha avant de mettre un genou à terre et lui faire le baise main de circonstance. Après les salutations d'usages, il se redressa et se décala poliment légèrement sur le coté, tout en restant devant la prêtresse. Sombres jours, effectivement, mais Louis n'était pas certain qu'elle parle du temps. Son expression était neutre, tout comme la sienne. Le duc ne montrait que rarement ses émotions en public, ou alors, c'est qu'il était sorti de ses gonds, en général.

«La situation au duché est effectivement mauvaise, à cause de ce mauvais temps qui perdure.
Il se demanda un instant s'il devait tout de suite entrer dans le vif du sujet, puis s'y résolut.
Serait il possible de faire quelque chose à propos du temps? Le peuple murmure de plus en plus et nous risquons la révolte si aucune action n'est entreprise.
Il faudrait des prêtres pour apaiser les gens … ou alors un miracle.
»

Au diable les politesses, de toute façon, il avait respecté le protocole. Et puis, plus vite il en aurait fini ici et plus vite il pourrait rentrer. Ce n'était pas vraiment un temps à mettre un chien dehors, mais il ne pouvait pas y faire grand chose. D'ailleurs, il doutait aussi que la grande prêtresse y puisse quoi que ce soit. A vrai dire, il était un peu agacé. Peut être à cause du temps, après tout. C'était vrai que ça finissait par porter sur les nerfs. Seulement, il ne pouvait pas se permettre ni de s'adonner à sa rage impuissante, ni que cela se généralise dans tout le duché. Alors, rien qu'un mot de la Divine, ce serait tout aussi bien qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Mar 6 Fév - 13:05

La situation au duché est effectivement mauvaise, à cause de ce mauvais temps qui perdure.

Ce n'est pas que du mauvais temps mon fils... c'est bien pire.


Alors que l'aristocrate pensait à quelle suite donnée à pareille insertion, la Divine plongeait dans ses pensées remplies de culpabilité et de remords. Tout cela était de sa faute... le pèlerinage à Orlind n'avait pas suffit à la laver de sa passivité coupable ! La réponse du Duc la fit revenir dans la conversation :

Serait il possible de faire quelque chose à propos du temps? Le peuple murmure de plus en plus et nous risquons la révolte si aucune action n'est entreprise. Il faudrait des prêtres pour apaiser les gens … ou alors un miracle.

La vieille femme soupira, soudainement acculée sous le poids de ses responsabilités... Jamais elle n'aurait dû être à la tête de cette institution, jamais elle n'aurait dû être choisie comme la représentante de l'épouse du Créateur. Hélas... il en était ainsi et elle devait payer pour son péché de passivité. Elle aurait dû le faire plus tôt et ses lamentations, ses meurtrissions, ses jeûnes, ses marches solitaires de pécheresse n'avaient pas suffit à calmer le mécontentement du Créateur. Pire... cela avait provoquer sa colère, sa vindicte furieusement contre la cité sainte. Il n'y avait plus qu'une solution possible :

Il n'y a qu'une issue possible mon fils... es-tu prêt à l'entendre ?

La religieuse avait dit cela dans un souffle, fixant le jeune duc avec un regard franc et sans équivoque. Ce dernier pouvait sentir que ce qui allait lui être demandé allait être lourd de conséquences. Mais la Divine n'avait plus le choix, si elle n'agissait pas, le "miracle" réclamé par Louis n'arriverait jamais. Quand elle eut son assentiment à poursuivre, elle annonça donc la quête qui les attendait tous deux :

Nous allons faire une "Marche exaltée" vers Glourcity, au nom du Créateur afin de calmer sa colère. Arrivés dans la capitale, j'irai au devant du Roi et je l’excommunierai au nom de Dieu tout puissant et de notre sainte Chanterie, s'il refuse de lever l'esclavage. C'est la seule solution. Glinnery est puni car le saint siège a laissé le pouvoir temporel prendre des décisions qui remet en cause notre morale héritée d'Arsinoé.

Tempérance laissa au duc le temps de digérer l'information qu'elle savait dure à encaisser. Soit celui-ci avait la Foi et relevait la quête que lui donnait la religieuse, soit, en homme sans véritable foi, il la refusait au motif que c'était pure folie. Il est vrai qu'objectivement, cela y ressemblait beaucoup mais ! Les voies du Créateur sont impénétrables dit-on.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Mar 6 Fév - 18:40

Ils s'étaient tout ce même mis en route. Il valait mieux car le temps n'était pas très beau. Ils en avaient tout de même pour un bon moment de route et ce n'était pas le moment qu'il se mette à pleuvoir. En même temps, le duc ne pouvait pas prévoir la météo. Quand il s'était mis en route, il faisait beau. Mais le temps qu'ils mettent à arriver à destination, le ciel était devenu maussade et cela n'avait pas l'air de s'arranger. Il n'avait guère envie de rentrer trempé et avait fait accélérer le train. Les chevaux du duché n'étaient pas les meilleurs pour rien et pouvaient soutenir une allure élevée de nombreuses lieux.

Depuis combien de temps avançaient ils? Trop peu de temps au goût du noble quand la voix de la jeune femme se fit entendre. Mais qu'est ce qu'elle voulait encore, celle là? N'avait elle pas compris que ses caprices ne seraient pas tolérés? Si Louis avait su qu'elle était capricieuse comme cela et qu'elle ne savait pas se tenir en société, jamais il n'aurait accepté cet arrangement. Il avait l'impression de s'être fait avoir et cela n'arrangeait en rien son humeur déjà assez mauvaise. Sur le moment, il n'eut pas envie d'aller voir, jusqu'à temps qu'un des cavalier qui suivait l'attelage lui dise que la dame semblait malade.

«Quand est ce que vous allez cesser de penser à votre confort et vous conduire comme une dame du monde? Il va falloir vous habituez, c'est souvent comme ça que nous nous présenterons au peuple, à présent.»

Oui, il s'était porté à sa hauteur pour juger de quoi il en retournait et la trouver effectivement en train de se plaindre et à vomir par la portière ne le ravissait pas vraiment. Il avait l'impression qu'il allait devoir reprendre son éducation de grande dame depuis le début et cela l'indisposait au plus haut point. Décidément, cette alliance ne s'annonçait pas sous les meilleurs hospices et même, il se demandait s'il ne devait pas changer d'avis. Le père de la jeune femme était vieux, en faisant traîner les choses, ce dernier pouvait très bien mourir alors que l'union aurait été retardé … ce qui permettrait de répudier cette … gamine sans faire de vagues.

«Il n'est pas question de s'arrêter, alors tâcher de reprendre constance. Nous n'allons pas tarder à arriver dans un village, je ne souhaiterais pas que les gens vous voient dans cet état. Ou alors, couchez vous sur les coussins et dormez. Je vous réveillerais quand nous serons arrivés.»

Il n'avait pas du tout l'intention de céder à ce genre de demandes. S'il commençait, qui sait ce qu'elle pourrait vouloir d'autre par la suite et le duc n'était pas le genre d'homme à se laisser mener par la bout du nez. Donc la jeune femme avait intérêt à faire des efforts pour se comporter comme une noble de bonne famille. Pour le moment, elle semblait faire uniquement à sa tête. Louis n'avait pas d'enfants et d'ailleurs, ce n'était pas son rôle de les élever. Il faudrait qu'il voit avec son intendant s'il fallait inculquer les bonnes manières à cette petite peste.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Jeu 8 Fév - 0:06



Oriane comprit qu’elle ne serait pas entendue de son fiancé ni de quiconque. Malade comme un chien, elle n’avait maintenant plus rien dans l’estomac et tentait de calmer ses haut-le-cœur, le nez dans un mouchoir parfumé. Si, comme le disait le Duc, ils se présenteraient souvent en calèche au peuple, il vaudrait mieux qu’elle pense à ne pas manger avant ces ballades. Parce que s’y habituer allait être difficile.

Elle ferma les courtines de la voiture et s’allongea, mais ne put trouver le sommeil, trop cahotée par le chemin. Elle pensa à son cheval qui devait souffrir aussi d’être attaché à l’arrière de la calèche et entravé de ne pouvoir courir à son envie. Lui aussi, il faudrait qu’elle pense à le rassurer une fois arrivés à bon port. Si elle avait su qu’ils seraient séparés, elle l’aurait peut-être laissé chez son père avec l’ordre de le monter par ses écuyers tous les jours. Là, il était aussi captif qu’elle.
Quant au faucon, elle ne s’en faisait pas : tant qu’il était correctement nourri de viande crue et encagé, il pouvait passer plusieurs jours sans chasser sans dommage. Il ne serait que plus heureux l’instant où elle le sortirait.

Autant elle était mal dans cet habitacle, autant elle appréhendait d’arriver dans le château du Duc. Autant elle était sûre d’être respectueusement accueillie par le personnel et avoir des servantes attitrées, autant elle doutait de la bonne entente entre le Duc et elle, tant ils s’énervaient l’un l’autre. La vie risquait d’être un enfer !
Même si elle faisait des efforts, ce ne serait pas suffisant : elle n’avait pas été élevée pour devenir Duchesse. Le mariage, les réceptions, les visites aux vassaux et au peuple, tout cela lui était inconnu. Elle en conclut qu’elle se contenterait d’être belle, de sourire et de paraître apprécier les discours de son mari. Pour le reste, elle ne présumait de rien.

Bien sûr qu’il la manderait dans sa couche dès le soir des noces, mais les femmes avaient des subterfuges que les hommes ne connaissaient pas pour échapper au devoir conjugal. Il n’allait pas la forcer, quand même !

A ce moment-là, elle entendit des cris enthousiastes. Ils devaient traverser le village dont Louis avait parlé. Pour s’amuser, elle passa son bras entre les courtines agitant son mouchoir du bout de la main pour saluer ces gens qui ne la voyaient pas et qu’elle ne voyait pas non plus, mais eux savaient qui elle était : la fiancée de leur Duc.
S’être allongée lui avait fait du bien.
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MessageSujet: Quand le duc s'en mêle [Æthelmer]   Ven 9 Fév - 16:15

A force de jouer aux bandits, on finissait par se brûler les ailes, sauf si on avait l'intelligence de rester suffisamment discret. C'était son père qui s'était occupé du cas Æthelmer la première fois. Une intervention un peu précipité aux yeux du jeune duc, puisqu'elle n'avait pas été couronnée de succès. L'homme se fit oublier quelques temps. Il fit bien et il aurait mieux fait qu'il continue à n'être qu'une rumeur locale. Le duc son père était un peu plus engagé que lui sur les affaires locales. Juste une différence, à l'époque, il n'était pas connu sous ce nom là, mais les rapports tendaient à prouver qu'il s'agissait du même homme.

Tant que ce dernier n'avait pas trop fait reparler de lui, le jeune duc avait laissé courir. Il se moquait totalement qu'il détrousse quelques paysans. Malheureusement, il avait tout de même quelques obligations envers son peuple et pour ne pas risquer de révolte, il décida de se mettre à la tâche de le capturer. Oui, il voulait lui parler. L'homme avait été assez malin pour échapper à toute tentative de mettre la main sur lui par les autorités locales jusque là. Il avait même échappé au précédent duc. Mais Louis pouvait se montrer aussi fin stratège et surtout, il avait plus de patience que son père et pouvait même se montrer roué.

D'abord, repéré son secteur de prédilection où ses déplacement. En général, il y avait toujours une logique sous-jacente. Il mit les moyens, des espions et des informateurs rapides. Bientôt, une stratégie se dessina. Un village niché au creux d'un vallon était parfait pour une souricière. Il fallait juste pousser l'homme jusque là. Ce fut l'élite de la garde du noble qui mena l'assaut et le piège se referma impitoyablement. Sans doute aurait il dut le tuer tout de suite, mais il était curieux. Le bandit était il pourri jusqu'à la moelle ou pouvait on faire quelque chose de lui. Un tel bras armé sous ses ordres … Mais encore fallait il qu'il soit contrôlable.

Ainsi, une fois capturé, il le fit mettre au secret. C'était la cellule au plus profond des geôles du château, en souterrain. Une lourde porte condamnait l'accès à la petite pièce, deux pas de longueur, un et demi de largeur. Une hauteur d'homme à peine, pourvu qu'il ne soit pas trop grand. Dans un coin, une paillasse. Un fort anneau de fer scellé dans le mur retenait une épaisse chaîne qui était passé à une cheville des prisonniers. Il n'y avait ni fenêtre ni torche. Seul une faible lueur du couloir filtrait sous la porte. Une fois par jour environs, un garde taciturne ayant ordre de ne pas dire un seul mot apportait un sceau, de l'eau et une gamelle de gruau.

Le noble le laissa mijoter ainsi au moins une quinzaine de jours. Puis, se souvenant de sa présence, il descendit un soir, un garde l'accompagnant, portant une torche et un tabouret. Il ouvrit la porte, mit la torche à sa place restée vide jusqu'à présent et posa le siège, puis recula. Le duc lui fit signe de sortir, examinant en même temps l'individu qui se trouvait là. Il eut un petit sourire et fini par dire.

«Tu as mauvaise mine.»
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Ven 9 Fév - 16:53

Ainsi l'épopée folle avait pris fin. Æthelmer avait comme cette impression de s'être réveillé d'une série de rêves plus passionnants les uns que les autres. Depuis ce qui semblait être une éternité, il demeurait là, enfermé, englouti par l'obscurité alors que peu à peu il oubliait la définition même de la lumière. Au fond il avait déjà renoncé au moindre espoir. Il avait bien vécu, c'était peu dire. Les pillages, les rançons, quelques prostituées ici et là... Cela avait été une bonne vie. Même si il aurait apprécié qu'elle continue un petit peu... au moins le temps d'arriver à quarante ans tout rond. Là il aurait pu mourir sans aucun regret.
Hélas, tous les hommes ne peuvent échapper à leur destin. C'était là la consolation d'un roi parmi les bandits. Même si, au fil des jours, il avait de plus en plus de mal à croire que sa capture était un caprice des forces immatérielles. Il s'agissait d'autre chose. De simples gardes s'étaient mués en troupes d'élites, troupes menées par un plan infaillible, mûrement réfléchi, bien loin des petites embuscades qu'il avait pu déjouer pendant des années. Le duc s'en était mêlé, ça ne faisait aucun doute. Cette simple pensée arracha un sourire paradoxal au prisonnier.

Il aura fallu attendre des décennies pour qu'un esprit affûté vienne à sa rencontre et le fasse tomber de son nuage. Non pas que cela lui fasse plaisir, mais comme il se plaisait à dire à ses hommes : au sommet de la montagne, la solitude règne. Une provocation ouverte... Æthelmer n'hésitait pas à pousser ses sbires à la mutinerie. Mais aucun n'avait su prendre sa place, car aucun n'aurait pu leur faire gagner autant d'or que l'Abducteur. Il était un petit génie, un renard parmi les poules, un meneur parmi les suiveurs.

Et maintenant, il était un prisonnier parmi les rats... Ce fut de cette triste poésie qu'Æthelmer fut tiré. Des bruits de pas, lourds, résonnaient dans le couloir menant à son cachot. C'était trop tôt pour une autre tournée de gruau. Une exécution ? Peut-être... Quoiqu'il en soit, le cliquetis d'une clé dans la serrure de métal se fit entendre. La lourde porte s'entrouvrit. Le geôlier pénétra dans la tanière, installant un tabouret à distance raisonnable de son occupant, installa une torche, et laissa place à une autre silhouette. Plus noble, plus entretenue, bien qu'Æthelmer ne puisse encore en démarquer les traits ; aveuglé par sa vieille amante qu'était la lumière produite par la torche.

«Tu as mauvaise mine.»

«lança le noble au prisonnier.» renchérit immédiatement le détenu, non sans esquisser un sourire narquois. «Mais cette mauvaise mine ne m'empêcherait pas de ramoner votre femme, Duc de la Vallière»

Æthelmer soupira, plantant son regard clair dans celui qui avait apporté son malheureux destin.

«Vous êtes un salopard rusé. J'espère que vous serez présent à mon exécution. Ce serait un honneur»
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Sam 10 Fév - 13:38

Au moins, elle avait eu l'intelligence de ne pas protester. Peut être qu'il pourrait faire quelque chose de cette jeune femme, après tout. Il verrait avec son intendant pour qu'il voit ce qu'elle avait besoin de savoir pour être une bonne duchesse. Même si son rôle serait plus ''décoratif'' qu'autre chose lors des cérémonie officielles, il aurait souhaité quelqu'un capable de le représenter dans les affaires mineures et de s'occuper de la bonne marche du château, au niveau des tâches domestiques. Bref, il avait beaucoup de travail, tout ça pour assurer l'avenir de la lignée.

Ils arrivaient au village. Quelques gens s'étaient rassemblés pour les voir passer. Ho, pas beaucoup, ce n'était qu'un petit bourg, mais il y eut tout de même quelques applaudissements et quelques vivats. Qui s'intensifièrent un peu, à un moment. Il se retourna pour jeter un coup d’œil à la calèche, ayant peur que la jeune femme fasse encore des siennes, mais non, on ne voyait que son mouchoir qui s'agitait par la fenêtre. Un fin sourire apparu alors sur le visage du duc qui était resté fermé jusque là. Finalement, il arriverait peut être à faire quelque chose de sa fiancée, avec le temps.

En parlant de temps... ce dernier devenait de plus en plus menaçant et les nuages noirs s'accumulaient maintenant au dessus de leur tête. Le noble fit un signe pour qu'ils accélèrent encore l'allure, mais il y avait bien encore deux ou trois heures de trajet pour atteindre la capitale et enfin se réfugier au château. Plus le temps de parader, il s'agissait maintenant de prendre le galop. Bon, il voulait bien admettre que dans ses conditions, la calèche pouvait être inconfortable, mais il n'avait pas envie de gaspiller quelques précieuses minutes à arrêter le convoi, la faire descendre pour qu'elle puisse galoper sur son cheval. Surtout qu'il ne savait pas comment elle montait.

Et puis, il commença à pleuvoir. D'abord quelques gouttes qui se transformèrent rapidement en crachin persistant puis en pluie insistante. Au loin, le tonnerre gronda et les chevaux devinrent un peu nerveux. Ils ne se firent pas prier pour accélérer encore l'allure. Maintenant, tous étaient pressés d'atteindre l'abri des écuries et de leurs habitations ou chambres. Quand enfin ils atteignirent leur destination, il pleuvait à verse et on voyait des éclairs au loin. Louis ne donna pas d'ordre, tout le monde savait ce qu'il avait à faire. Il se présenta donc à la porte de la calèche, l'ouvrit et tendit la main à Oriane à l'intérieur.

«Bienvenue chez vous.» Dit il simplement.
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MessageSujet: Déchéance d'un roi - retouche   Sam 10 Fév - 14:47




Quelques jours plus tard, le septième jour du mois de Drakonis de la trentième année de l'ère du Dragon, l'intendante recevait Arslan de Dondarrion dans son hôtel particulier de la cité de Glaynasser. En effet, tant qu'elle ne savait pas qu'elle serait la position du Duc, elle ne voulait pas qu'il soit visiblement impliqué de quoi que ce soit en rapport avec le pouvoir royal. Dès que le seigneur arriva, les serviteurs le firent patienter dans un grand salon élégant et sobre où la vassale le rejoignit prestement. Quand elle entra et qu'il lui fit face, elle fit une profonde révérence et salua ainsi :

"Mon seigneur... je vous remercie d'avoir porter quelques intérêts à ma demande. Votre présence m'honore et me comble.

L'intendante était plutôt belle femme et des plus "désirables" selon les dires de la Cour. De ce fait, il était visible de part sa manière d'être vêtue, qu'elle avait voulu jouer toutes les cartes en sa possession. En effet, la robe épousait toutes ses formes à merveille. Son décolleté dévoilait une poitrine généreuse et ferme, la coupe cintrée accentuait la finesse de sa taille et enfin, le drapé sous la ceinture magnifiait la rondeur de ses hanches. Maintenant, il était peut-être imprudent de penser que tout n'était qu'apparence chez cette personne. Après tout, elle était, disait-on, également une femme de gestion et d'affaire avisée, d'où le fait que l'argent de la couronne existait toujours malgré les frasques royales. Nul doute que d'être fille de grands bourgeois avait aidé la femme a être douée en affaire et en préservation de patrimoine.




Atia de Glaynasser
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Sam 10 Fév - 15:51

Oriane entendit les premières gouttes de pluie tambouriner sur le toit de la calèche. Le bruit s’intensifia en même temps que la pluie et elle sentit que la voiture accélérait, les cahots étaient plus brutaux, les secousses encore moins confortables. Elle émit un juron et passa la tête à la fenêtre de la portière. L’eau du ciel lui cinglait le visage et elle aimait ça.  Les gouttes lui piquaient les joues et lui faisaient plisser les yeux, mais elle avait un sourire ravi aux lèvres. C’était comme si elle était sur le dos d’Arpion, les cahots en plus !

A l’arrivée au château, c’était un vrai déluge avec des éclairs qui se déchaînait. Le Duc vint ouvrir la porte de la calèche et lui tendre la main galamment. Elle ne put que sourire, elle aurait été capable d’en descendre seule. Sous la pluie, elle leva les yeux vers le ciel et virevolta sous la pluie avec un petit rire. Puis elle arracha les rênes de son cheval au palefrenier qui le guidait vers les écuries.

Louis, Arpion a besoin de courir en toute liberté. Il n’a pas dû apprécier d’être traîné comme un boulet et il est très rétif.  Je vais le monter une petite heure pour le calmer. Je l’installerais ensuite moi-même dans les écuries pour qu’il se sente en confiance. Après, j’irai me préparer pour mon fiancé… Pouvons-vous nous rejoindre pour le repas du soir ?

Elle était déjà sur le dos de l’étalon et avant que le Duc ne puisse le lui interdire, elle éperonna son cheval et sembla s’envoler vers la sortie de la cour du château. Arpion, tout à sa joie de sentir sa maîtresse sur son dos et d’être libre, filait comme le vent et sautait tous les obstacles sur son chemin. Au bout d’une vingtaine de minutes, elle l’arrêta et fit demi-tour au pas en lui flattant l’encolure.

Tu es beau Arpion ! Le plus beau des étalons… et nous continuerons à faire les fous ensemble. Pour ce soir, tu vas aller te reposer et moi, faire face à mes obligations de promise… Rentrons.

A leur retour aux écuries, Oriane était trempée jusqu’aux os et Arpion avait les crins dégoulinants, mais tous deux étaient apaisés. Elle descella sa monture et la bouchonna sommairement, puis s’assura qu’elle avait du foin et de quoi boire. Puis elle courut au château, priant le ciel de ne pas se retrouver nez à nez avec le Duc dans cet état. Elle demanda au premier valet qu’elle aperçut de la conduire à sa chambre. Ce dernier eut un air ébahi et tarda à réagir.

Oui, je suis la future Duchesse, il faudra vous y faire, mon vieux ! Alors, cette chambre ?

Enfin chez elle, elle se débarrassa de ses vêtements mouillés, endossa une robe d’un bleu pervenche virginal et sécha ses cheveux. Elle se coiffa du mieux qu’elle put, ramassant ses cheveux humides dans un filet épinglé d’or et sortit en demandant qu’on la conduise dans la pièce où était le Duc.


Dernière édition par Oriane de Vallompré le Dim 18 Fév - 13:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Dim 11 Fév - 11:17

Il venait à peine de s'installer qu'il avait déjà l'impression que la conversation allait tourner court. Il avait pourtant pensé que la solitude allait rendre ce gars un peu plus bavard ou en tout cas, un peu plus poli. Un léger soupir d'agacement filtra entre ses lèvres. Mais il n'eut pas l'idée de le gifler. Le duc n'était pas spécialement violent, dominateur avec la gente féminine, au plus. Mais même la pensée que ce gars là pourrait toucher sa promise, même poser les yeux dessus, cela était intolérable au noble. Même si pour le moment, il n'appréciait pas outre mesure la dite fiancée.

A part ça, le prisonnier avait deviné juste. Il avait bien devant lui le maître des lieux. Malice ou intelligence, il ne savait pas encore. Le noble penchait pour le moment pour la première solution, car le bandit continuait à le défier. A moins qu'il ne tienne à son exécution, il ne réfléchissait pas beaucoup au pourquoi il était là. Pourtant, il n'avait pas eu grand chose à faire d'autre ces derniers jours. Le duc aurait bien aimé entendre l'une ou l'autre de ses déductions. Cependant, pour le moment, il n'était question que de mort et un fin sourire s'afficha sur les lèvres de Louis.

«S'il n'était question que d'une exécution publique, je ne me serais pas donné la peine de te mettre au secret ici. J'aurais fait une belle pendaison sur place et nous n'en aurions plus reparlé.»

C'était vrai. C'était tout de même plus compliqué de le prendre vivant et relativement intact que de le blesser pour faciliter la capture. Et un gibet sur place aurait été plus rapide et plus économique, même si la détention de l'individu ne lui coûtait pas si cher que cela. Æthelmer venait de perdre clairement quelques points dans ce début de rencontre. En même temps, il n'avait déjà pas une très bonne main, voir pas de jeu du tout, quelques cartes que le maître des lieux lui accordait. Mais restait à savoir s'il s'en rendait compte ou bien s'il était trop stupide pour ça. A moins qu'il ne s'en moque.

«Non, pas d'exposition publique en vue, ni de mort rapide. Tu es très bien ici. Je te promets une mort longue, très longue … A moins que tu ne deviennes fou avant.»

Il deviendrait sûrement fou avant. Il pourrait alors toujours en faire un fou ''du roi''. Après tout, il s'était donné du mal pour le prendre, autant qu'il le rentabilise. S'il ne pouvait pas faire de lui l'homme de main qu'il avait peut être espéré, l'homme pouvait toujours servir de distraction sur le long terme. Louis regarda à nouveau son prisonnier, faisant claquer sa langue contre son palais, peu satisfait. Evidemment, il ne ressemblait à rien au bout de quinze jours de cachot. Mais il n'allait pas faire de proposition dans l'état actuel des choses. Ne restait plus qu'à laisser à l'autre plus de temps pour réfléchir.

«Et bien, je crois que cette entrevue est terminée. Je vais te dire adieu.» Bien sûr, il n'allait pas lui dire qu'il avait l'intention de revenir, une autre fois.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Lun 12 Fév - 13:23

Pas que du mauvais temps persistant? Bon, c'est vrai qu'il faisait particulièrement mauvais et que cela avait tendance à durer. Mais tout de même. Le duc ne voulait pas croire à cette malédiction dont parlait la divine. La prêtresse l'avait effectivement bien prévenu, il était en train de parler à une folle. En sortant d'ici, il faudrait qu'il tente de retrouver la religieuse qui l'avait accueilli et qui l'avait prévenu. Il n'était pas question de faire quoi que ce soit contre la royauté, de toute façon, il n'en avait pas les moyens. Et puis, il aurait fallu que tout les ducs s'allient, dans ces cas là.

Il ne pensait pas qu'elle demande à quelqu'un d'autre que lui. Tout ça pour quoi? Parce que cette fichue citée était sensée être sainte! Pourquoi avait il fallu que cela tombe sous sa domination? C'était comme ça et habituellement, c'était une bonne source de revenus, les pèlerins s'arrêtant dans les auberges sur le chemin et dans les infrastructures laïques de la ville. Bien entendu, il avait acquiescé pour connaître la solution proposé par la Divine, mais même s'il s'était douté que ça ne lui plairait pas, il ne pouvait pas deviner que ce serait à ce point. Maintenant, il s'agissait de décliner dans les formes.

«Ma mère, ce serait s'opposer directement au roi. Le duché n'a pas les moyens de faire ce genre d'action, sinon, ça sera à nouveau la guerre. Il faudrait le soutien des autres ducs pour ça. Mais impossible d'envoyer des missives par un tel temps.
Et puis, n'est ce pas la volonté du Créateur que ce soit ce roi qui règne en ce moment. Après tout, il aurait pu être mort. Qu'il ne le soit pas n'est il pas une intervention divine?
»

Il glissait sur un terrain dangereux, il le savait. La rhétorique n'était pas son fort, mais si l'on prenait comme base que le dieu décidait de la vie de ses créations, de la météo et de ce genre de choses, ce n'était pas une hérésie, du moins pour le noble, de se dire qu'il avait aussi sauvé le roi de l'attentat dont il avait été victime. Alors, marcher sur la capitale pour lui parler des lois qu'il avait promulgué par la suite … C'était suicidaire. Au mieux, ils se retrouveraient en prison, au secret. Au pire, ils déclencheraient la guerre et un haro des autres ducs sur le territoire et ça, il n'en était pas question.

Non, il n'avait pas dit que c'était pure folie, mais cela l'était. Il n'était pas prêt à faire ce sacrifice. La religieuse faisait ce qu'il voulait, mais qu'elle ne l'entraîne pas la dedans. Elle allait finir dans une geôle ou prisonnière de la capitale, si elle continuait comme ça. Grand bien lui fasse, après tout, Louis se fichait totalement de qui était au commande, comme pour le roi en fait. Il était croyant sans être exalté, il était fidèle à la couronne parce que cela servait ses intérêts. Et là, il ne voyait aucun bénéfice à rester d'avantage. Même son présent lui semblait bien inutile. Quoi que … Il n'avait pas dit qu'il était spécifiquement pour quelqu'un.

«Ma mère, je ne peux pas m'avancer dans une telle action Peut être vous avez le soutien de notre dieu. Personnellement, je dois penser à l'avenir du duché avant tout et s'opposer au roi n'est pas une option valable.
Je vais me retirer, maintenant.
»

Sauf si la religieuse s'y opposait. Mais après, il n'allait pas partir, il avait l'autre prêtresse à retrouver. Il fallait qu'il lui parle.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Lun 12 Fév - 16:57

Insolent. C'était bien le mot qui désignait au mieux le comportement d'Æthelmer. Impulsif qu'il était, il n'avait pas pris le temps de songer au pourquoi de la visite du Duc. Peut-être par arrogance le bandit se croyait-il assez important pour justifier une telle visite avant son exécution. Mais il n'en était rien, et de la Vallière venait de le confirmer. Une mort longue l'attendait sûrement, ici, dans ce cachot humide et sombre. Un sentiment qui vint au travers de la fierté mal placée du prisonnier, lequel s'angoissant en voyant repartir le duc. Mettant de côté son ton pour le moins déplaisant, il lui lança avec une once - minime mais existante - de respect :

«Ne partez pas Seigneur. Excusez mon insolence de crétin...»

Ciel, qu'il détestait adopter ce ton. Il se donnait envie de vomir à proférer ces mots de lèche-cul. Mais en l'occurrence, c'était là la seule manière de connaître les véritables intentions du Duc à son sujet. S'il ne le tuait pas, et s'il s'était donné la peine de le visiter dans un endroit aussi désagréable pour sa noble personne, c'est qu'il devait avoir une offre à faire. Une proposition. Il serait malheureux de ne pas l'entendre ; de ne pas échanger une soumission verbale contre une possibilité d'échappatoire. Æthelmer n'était malgré tout que très peu adepte des courbettes de la noblesse. Son respect - qu'il soit théâtral ou sincère - était une rareté à l'état brute, un diamant irrégulier à la valeur néanmoins inestimable. A défaut d'obtenir sincérité, le Duc venait de faire plier - par son petit jeu de menaces - un genou au bandit. Ce dernier enchaîna d'ailleurs, la tête baissée et en ouvrant à peine la mâchoire tant elle était crispée de dégoût :

«Vous n'êtes probablement pas venu ici pour rien. Et je me permets de supposer que vous songez à me proposer quelque chose. Car je ne vois pas autre raison pour laquelle un Duc poserait son regard sur un bandit...»

Peu importe son utilité aux yeux du noble, Æthelmer était prêt à sérieusement considérer l'offre. Intéressante ou non, elle ouvrait la porte à la trahison et à la fuite. Bien sûr, c'était là sa véritable, et belle et bien dernière chance. Il n'y en aurait pas d'autres. Mais pour autant, en réfléchissant à sa propre situation, Æthelmer se disait que jamais il n'obtiendrait en dehors de la loi les faveurs d'un des hommes les plus puissants du Royaume. Un homme qui l'avait vaincu, et qui, quelque part, méritait donc... fidélité.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Mar 13 Fév - 20:00

Alors qu'elle s'était tenue tranquille tout le voyage, la voilà qui faisait des siennes à peine arrivé. Et il eut beau lui crier de rester là, rien n'y faisait. Le problème c'est que tout les gardes avaient commencé à mettre leurs chevaux à l'écurie et qu'il n'y avait personne pour l'accompagner. Et si elle avait un accident? Cela arrivait, même aux meilleurs. Et si elle croisait des bandits ou des gens mal attentionnés? Elle ne pensait à rien de tout ça, apparemment. Non, elle était indépendante et n'avait guère l'idée de ce que serait sa vie de duchesse, apparemment. Il soupira. Heureusement que ce ne serait pas lui qui ferait le plus gros du boulot.

En plus, avait la pluie qu'il tombait maintenant, elle risquait d'attraper la mort. Non, mais c'était quoi cette femme? Elle avait intérêt à faire des progrès dans l'obéissance, parce que sinon, il allait la laisser consignée dans sa chambre. Bref, il ne pouvait pas faire grand chose non plus, ce qui le mettait particulièrement en rage. Il prévint les domestiques de lui apporter des vêtements secs dès qu'elle serait rentrée et surtout de le prévenir immédiatement. Par ailleurs, il mit à disposition son intendant, car l'homme allait devoir mettre un peu de plomb dans la cervelle de sa fiancée.

Ainsi, quand un des serviteur du château resta en arrête devant la jeune femme trempée jusqu'aux os, le duc ne tarda pas à être au courant. Bon. Il allait lui laisser un moment pour se sécher et se changer, tout de même. Il n'avait pas envie qu'elle tombe malade et encore moins de la voir à moitié nue. Cela ne se faisait pas. Pas du tout avant le mariage, et après, pas autre part que dans l'intimité de la chambre. Par luxe de précaution, il frappa à la porte avant de pénétrer dans l'antre de sa future épouse. Bien entendu, elle aurait le droit à la conserver par la suite, pour les nuits où ils ne dormiraient pas ensemble.

«Vous vous êtes bien amusée? Avez vous au moins pensé aux éventuelles conséquences?

Bien. Je vous présente mon intendant. Il fera le point avec vous pour comblez vos lacunes principales et faire de vous une duchesse convenable.
Maintenant, je vous préviens que votre inconséquence de tout à l'heure m'oblige à vous consigner au château. Vous avez de la chance, j'aurais pu vous enfermer dans votre chambre.
»

Il ne plaisantait guère. Ici les gardes ne répondaient qu'à lui en dehors de leur capitaine. Ce n'était pas une femme, toute future duchesse qu'elle soit qui allait leur donner des ordres. Et le duc avait bien spécifier que la jeune femme ne devait plus mettre le pied dehors, quelque soit la raison qu'elle invoque. Des palefreniers et fauconniers s'occuperaient de ses animaux. Une fois dit il se prépara à partir. Il n'avait guère envie de s'attarder, il craignait un peu que sa colère qu'il avait ruminé tout le temps de l'absence d'Oriane n'éclate brusquement.
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Mer 14 Fév - 9:06

Une lueur d'intérêt passa dans les yeux du noble, que le prisonnier ne pouvait évidemment pas voir. Le bandit réagissait enfin comme il l'avait espéré. Il n'était pas très respectueux, mais suffisamment pour le duc. Ce dernier n'était pas spécialement attaché à l'étiquette et une marque même légère de considération lui convenait parfaitement, surtout après le ton de défi que l'homme avait employé tout à l'heure. Il interrompit donc son geste de se lever pour se rasseoir sur son siège de fortune. Il se remit à examiner le bandit un peu plus longuement que tout à l'heure.

«J'aime mieux ça. Je vois que tu sais utiliser ton cerveau. Effectivement, je ne suis pas venu pour le plaisir de la causette. L'endroit n'est pas très agréable. Enfin, tu es mieux placé que moi pour le savoir. Effectivement, j'ai une proposition à te faire, cependant …»

Cependant, l'endroit n'était pas vraiment très agréable, en effet. Louis avait une sorte de plan en tête, enfin ce qu'il avait prévu si Æthelmer lui plaisait suffisamment pour qu'il pousse plus loin l'investigation et comme il l'avait dit lui même, lui fasse une proposition. C'était bien pour ça qu'il était venu, mais auparavant, il allait falloir lui montrer ce qu'il pouvait gagner, au moins pour le début, maintenant qu'il savait ce qu'il arriverait si jamais il décevait le noble, ou si finalement, il ne faisait pas l'affaire. Comme l'homme n'était pas stupide, le maître des lieux savait bien qu'il ferait au moins semblant d'être d'accord. Cependant, il allait le mettre à l'épreuve de temps en temps.

«Je n'ai pas tellement envie de parler ici et je suppose que tu as envie de sortir de là. Nous discuterons donc tout à l'heure. Un garde va te conduire en haut et un domestique te prendra en charge.»

Ce coup ci, il finit son premier mouvement de se lever, mais il fit un signe au garde à l'extérieur et lui dit quelques mots. Pendant qu'un autre emportait le tabouret alors que le noble s'éloignait. Comme promis, un garde vint ouvrir la chaîne qui retenait le prisonnier au mur et le conduisit vers les étages supérieurs. Et en effet, une fois la porte qui conduisait aux prisons, un valet le dirigea vers une pièce ou attendait un baquet d'eau chaude et de quoi se laver.

«Monsieur doit reprendre figure humaine. Je vais lui couper les cheveux et raser la barbe. Et je tâcherais de vous trouver des habits décents.»

Quand tout cela fut fini, le même valet dirigea l'homme vers un petit salon privé devant lequel se trouvait deux gardes. Il frappa et le laissa pénétrer, seul. Le duc attendait son prisonnier de marque devant un plateau contenant différentes victuailles et quelques bouteilles de vin. Un feu flambait dans une cheminé.

«Entre donc et assied toi.
Puis désignant le plateau. Tu peux te servir si tu le désire.
Tu as meilleure mine ainsi et nous allons pouvoir parler. Que penses tu de la vie de château?
»
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MessageSujet: Re: RP compilés en vrac   Jeu 15 Fév - 16:23

Quelle étrange suite d’événements que voilà. Un duc en prison avec son bandit, lui confirmant la présence d'un échappatoire au bien funeste destin des geôles. Cependant, et comme Æthelmer s'en était douté, la suite des négociations n'allait pas avoir lieu ici. De la Vallière s'en alla promptement, laissant derrière lui un garde qui délivra le prisonnier de ses accablantes chaînes. Une sensation de liberté le prit immédiatement, bien que ses membres auparavant cerclés de fer furent engourdis à souhait. Docile comme un agneau, il suivit le garde, lequel le mena au domestique cité plus tôt. Ce dernier tira une tête d'enterrement en voyant l'état d'Æthelmer. Le remettre à neuf allait demander un effort certain de débroussaillage et de rasage. Sans parler de la toilette en elle même. Quoiqu'il en soit, le brave homme s'exécuta, commençant par les cheveux. Æthelmer se permit de lui confier ses goûts quant à son esthétique. Barbe naissante, cheveux très courts sur le côté, et courts sur le dessus. C'était le style qu'il arborait depuis de longues années, peu après son dernier coup en tant qu'Abducteur. Et il y tenait tout particulièrement. Non pas que l'esthétique ait été important dans son "domaine d'activité", mais il aimait plaire, c'était certain. Et son style plaisait.

Quelques dizaines de minutes plus tard, sur un sol recouvert de cheveux et de poils, sortant d'une bassine souillée par la crasse, Æthelmer était revenu à une apparence acceptable. Le domestique avait bien travaillé, même si le silence s'était avéré gênant de temps à autres. Après s'être séché, il enfila avec un certain manque de délicatesse les habits "décents" qui lui étaient destinés. Il soupira longuement. Son attirail de guerrier lui manquait.

Peut-être le retrouverait-il un jour... Le moment de croire ou non en cette hypothèse approchait. Guidé par le valet, il fut conduit à travers les couloirs du grand édifice ducal droit vers le maître des lieux. La porte s'ouvrit. Il entra.

«Entre donc et assied toi.»
Le duc désigna le plateau.
«Tu peux te servir si tu le désire.»

Æthelmer hocha la tête en guise de remerciement, et s'exécuta doucement. Tout ici semblait confortable. La chaleur ambiante venue de la cheminée, les chaises, la lumière... Du tréfonds des enfers il en était arrivé au paradis. Un paradis proposant nombreuses victuailles alléchantes... néanmoins, le bandit ne se jeta pas dessus comme un affamé - bien qu'il l'était. Il se servit avec parcimonie, prenant petites quantités par petites quantités, mastiquant petites bouchées... par petites bouchées.

«Tu as meilleure mine ainsi et nous allons pouvoir parler. Que penses tu de la vie de château?»

Æthelmer porta son regard sur le duc. C'était une question assez drôle. Le bandit ne connaissait que trop rien de la vie de château. A moins que son séjour dans le cachot soit inclus dans une telle "vie".

«Il m'est difficile d'avoir un avis sur ce que je ne connais pas, Seigneur. Bien sûr, le confort de votre demeure est... appréciable, mais j'imagine que ce n'est là qu'une partie minime de la vie de château. La partie agréable.»

Comme ce qu'est le butin pour un bandit, au final. La destination agréable d'un voyage désagréable. La richesse suivant un chemin boueux, semé d'embûches et de sang. Et Æthelmer s'était toujours imaginé la noblesse comme une arène invisible où le sang de quiconque pouvait couler en silence, versé par une dague dans le dos...
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