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 Une robe pour la baronne

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MessageSujet: Une robe pour la baronne   Dim 13 Mai - 18:21

Ere du Dragon, 30eme année, 20eme jour de Guardian
Depart : Sud du Duché D’Ullarn

C’était un matin comme tous les autres, Azelais avait reçu, plusieurs semaines auparavant une demande de sa chère amie Lorian. Lui faire une robe sur mesure, afin de pouvoir être parfaite pour un jour qui était à croire la lettre très spécial pour la jeune noble. C’est pourquoi la rouquine ne pouvait faire un travail négligé, déjà ce n’était pas du tout dans ses habitudes et surtout qu’elle ne pouvait mettre dans l’embarras le plus total une bonne amie..

Connaissant parfaitement les mensurations de la jeune femme, ainsi que son goût prononcé pour tout ce qui était sombre, la couturière n’eut guère besoin de la présence de sa cliente pour confectionner « la robe »… Lorian était une femme menue et pas très formée, ce qui était assez délicat pour la couturière était le rendu final de la pièce, ce qui rendait du coup complexe l’élaboration. Cependant il en fallait beaucoup plus pour démotiver la jeune rousse, cela faisait trois printemps qu’elle était au service de la baronne et chaque fois la noble était satisfaite du résultat.. Mais pourquoi cette fois ci Azelais se posait mille questions ? Etait-ce parce que la blonde lui avait rappelé le but de son entrevue avec un certain Vengelion ?

Secouant la tête de droite à gauche la rousse se leva alors de son lit, chassant ainsi toutes ses pensées négatives, elle avait cousu cette magnifique robe, mélangeant plusieurs tissus nobles, comme le velours, et le taffetas, la robe trônait telle une relique en plein milieu de la pièce, sous un long drap blanc la protégeant ainsi de la moindre particule de poussière… Azelaïs posa son pied à terre et frissonna tant le froid était palpable, enfilant ainsi sa cape, la couturière enfila des souliers d’hiver, prit les écus posés sur sa table de chevet plia la robe avant de la mettre dans un grand sac de façon à ce qu’elle ne s’abîme pas, alla embrasser ses parents profondément endormis, sur le front en guise de respect pour tout ce qu’ils avaient fait pour elle, et sortit de chez elle sans faire de bruit…

Il ne faisait pas totalement jour dehors, mais on pouvait tout de même distinguer la brume serpenter entre les différents arbres qui se trouvaient devant la bâtisse Lesage, non loin de là, l’air frais marin et matinal tentait tant bien que mal de chasser cette brume tenace qui ne semblait pas résigner à laisser le soleil apporter un peu de chaleur.. Marchant pendant près deux bonnes heures, Azelaïs tomba sur une route peu fréquentée et s’arrêta pour peut être tombé sur une cargaison marchande et pouvoir ainsi monter à bord d’une carriole qui la mènerait peut être jusqu’à Orstwych.

Les premières heures ne furent pas du tout fructueuses si bien, que la jeune rousse décida de s’asseoir à même le sol, sur l’herbe fraichement humide attendant que quelqu’un passe par ce chemin, retirant l’herbe près d’elle pour passer le temps, elle entendit alors au loin un bruit familier, comme si quelqu’un venait vers elle, il en fallut d’une bonne dizaine de minutes pour constater qu’un vieil homme passait par la avec son cheval , ce n’était pas vraiment ce qu’elle attendait mais avait-elle encore le choix ? La couturière voulait se rendre le plus vite possible a Orstwych et vu le temps qui venait de s’écouler il était certain qu’elle n’arriverait que le lendemain en soirée voir même le surlendemain. Proposant ainsi un marché au vieil homme, elle lui troqua ses 20écus contre le cheval le temps d’un aller retour, car elle n’aurait peut être plus du tout la chance d’avoir un moyen de locomotion..

Sur le cheval le périple semblait être beaucoup plus distrayant, la jeune rousse pouvait donc pendant le galop du cheval se sentir proche de la nature et se fondre dans la végétation, comme si elle ne faisait qu’un avec la faune et la flore, elle qui aimait les animaux c’était ainsi l’une de ses plus belles ballades, car pour la jeune Lesage il ne s’agissait pas que d’une vente à une cliente, non il s’agissait d’une part d’une petite escapade et d’autre part d’une visite à sa très chère amie..

Après deux jours à dos de cheval, la jeune bourgeoise arriva aux portes du duché d’Orstwych, descendant du cheval, elle tirait celui-ci par les rennes, le faisant ainsi rentrer dans ces terres, il ne manquait plus que qu’une bonne heure de marche avant d’arriver devant la bâtisse de la jeune de Montjoye .. Cela faisait quelques mois qu’elles ne s’étaient pas vu..

Nichée dans les montagnes, la demeure de la baronne était une grande forteresse, à chaque passage de la couturière, elle savait qu’il fallait toquer à la porte de l’atelier de peinture de la baronne, les autres portes en général personne n’y répondait, peut être que personne n’était là.. L’odeur de la peinture mélangée à l’huile émanait de la pièce en question… Azelaïs attendait sagement au pas de la porte que quelqu’un daigne ouvrir la porte.
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MessageSujet: Re: Une robe pour la baronne   Mer 16 Mai - 18:38


Voilà quelques semaines que j’avais envoyé une missive à mon amie et couturière de talent, Azelaïs. Je lui demandais la confection d’une robe de cérémonie pour ma rencontre avec le Mécénat Vengelion. Diantre ! Mon coeur s’emballait rien qu’à l’idée de les rencontrer. J’étais à la fois anxieuse et enthousiaste, bien que cela n’aura lieu que dans trois semaines.

Depuis leur invitation, je m’étais plongée corps et âmes dans ma peinture, travaillant sur de toutes nouvelles œuvres que je pourrais emmener avec moi à Iving. Et ainsi leur montrer des toiles inédites. Ce fut ainsi que je passais presque toutes mes journées dans mon atelier. Doucement et chaleureusement enveloppée dans l’odeur d’huile mêlée à la tempéra, je me sentais protéger, parfaitement à mon aise, comme dans un cocon. Je n’avais pourtant pas la beauté d’une chenille, malgré tout, en ressortiraient des merveilles aux couleurs chatoyantes, s’apparentant à des papillons. Je me demandais bien comment un être tel que moi, monstrueusement contre-nature, pouvait créer de « sublimes trésors », comme se plaisait à dire mon frère ? Cela restait un véritable mystère à mes yeux. Ce « don » que je possédais, je ne savais l’expliquer. Comment placer les couleurs, les ombres, la perspective, les touches de lumières qui rendaient un regard vivant, etc. Bref, tout ce qui rendait un portrait plus vrai que nature… Tout cela m’était inconnu. Je m’étais toujours simplement contentée de peindre ce que je voyais. Bien sûr, j’ai reçu des cours de peinture et de dessin, mais je les avais trouvé trop théoriques. Beaucoup trop de termes « complexes », de règles, d’étapes… Pour quelque chose qui coulait de source, pour moi. D’ailleurs à en croire mes anciens professeurs, j’étais absolument pauvre en connaissances théoriques, alors que c’était tout le contraire dans la pratique. C’était cela que l’on appelait « talent ». Enfin, c’était ce qui se disait. Personnellement, je n’avais pas d’avis objectif sur la question. Je ne voyais rien de bien élogieux à peindre ce qui se trouvait devant ses yeux. Néanmoins, il me paraissait évident que rares étaient les êtres capables de le faire avec justesse. Aussi, je ne pouvais que reconnaître que j’avais un petit quelque chose.

Plongée dans ma frénésie artistique, j’étais sur le point d’achever ma deuxième toile. Il s’agissait d’un paon, à la queue chamarrée, qui se dressait fièrement, sa crête faisant office de couronne. Il se tenait le torse bombé, toisant tous ceux qui osaient poser les yeux sur lui. Quelle superbe animal ! Un cadre d'un mètre cinquante sur soixante-dix que je verrais bien, placé en hauteur afin de donner davantage de caractère au sujet principal. Je pris un instant et me reculais pour mieux l’observer. C’est à ce moment que je sentis une tension dans les épaules. Depuis combien de temps est-ce que je peignais ? Tiens ! Le soleil s’était levé… Il fallait dire que dans mon atelier, le temps n’avait plus aucune emprise. D’autant plus lorsque je m’enfermais ainsi durant des jours, des semaines, à maculer des toiles vierges, de peinture.

Je fis quelques pas et m’essuyais les mains avec un chiffon déjà bien sale. Mes yeux caressaient avec affection les flancs de la montagne qui s'offraient à ma vue par la fenêtre de mon atelier. Mes pensées étaient toutes tournées vers Azelaïs. Je l’imaginais en train de confectionner ma robe, avec effervescence et joie, entourée de tissus, de rubans, de broderies diverses... C’était une passionnée, tout comme moi. Alors je pouvais aisément la comprendre. Ou plutôt, j'avais l'impression que c’était elle qui me comprenais... Quoiqu’il en soit, je savais que je n’avais pas à m’en faire. Elle ferait le meilleur travail qui soit, à n’en pas douter. Je m’en voulais de lui imposer un rythme si soutenu. Malgré tout, elle était la seule à pouvoir y arriver en temps si court.

Soudain, je fus tiré de mes rêveries par quelques coups à la porte. Il s’écoula plusieurs secondes avant que je ne réalise ce que c’était. Je posais le chiffon et allais ouvrir. Et là ! Surprise ! Il me fallu quelques nouvelles secondes avant de réaliser que mon amie était bel et bien là, présente sous mes yeux. Mon visage s’illumina et mes lèvres s’étirèrent en un large sourire. J’eus envie de lui sauter au cou mais je me retins. Ce n’était pas une attitude convenable d’agir de la sorte. D’autant que ma tunique était recouverte de tâches de peinture.


- Ma chère Azelaïs, c’est bien toi ?! Ta présence me met en joie à un point que tu ne peux imaginer… Mais ne reste pas là, entre vite… Quoique… Tu as une fait une longue route. Il serait plus sage d’aller au château où tu pourras te reposer et te restaurer... ?

Il était très rare que je sois si démonstrative et si bavarde. Mais Azelaïs était une très bonne amie alors j’étais plus détendue et naturelle avec elle. D’autant qu’elle avait pleinement connaissance de mon secret, ce qui m’ôtait un énorme poids des épaules.

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MessageSujet: Re: Une robe pour la baronne   Jeu 17 Mai - 12:51

Après quelques minutes d’attente, la jeune couturière entendit enfin du bruit derrière la porte, sûrement que son amie venait tout juste de l’entendre, car depuis tout ce temps, Azelaïs savait que lorsque sa cliente était occupée dans ses peintures, plus rien ne comptait autour d’elle, c’était comme si elle était hypnotisée par ses propres fresques, une fois même la bourgeoise avait ainsi attendu une bonne demi heure avant de pouvoir rentrer, son amie était comme ça après tout elle lui pardonnait car chacun avait son propre caractère.

Lorsque la porte s’ouvrit, la rousse constata que c’était toujours avec la même joie que la baronne l’accueillait, son visage s’illuminait et ce sourire qui ne quittait plus du tout ses lèvres, il était vrai que la couturière appréciait beaucoup la jeune femme, elles n’étaient pas du tout pareil, mais au moins c’était une noble qui était dotée d’une bonté sans égale, et ne se prenait pas du tout pour le centre du monde comme certains nobles agissaient. La voir aussi faisait énormément plaisir à la jeune Lesage, surtout que cela remontait à plusieurs mois leur dernière entrevue, toujours pour une histoire de couture, puis c’était tout à fait normal que la noble se tourne tout naturellement vers la rousse car seule elle était au courant du secret de la baronne, il en avait fallu du temps certes pour la mettre en confiance et maintenant que c’était fait il était impossible à Azelaïs de ne pas répondre à la requête de sa chère cliente.
S’empressant de rentrer, sur le conseil de son amie, la jeune couturière suivit son amie jusqu’au château, car son amie avait vu juste, après tout ce temps de voyage, elle était un peu fatiguée, et n’était pas du contre de se remplir un peu la panse, juste de quoi tenir.

-Merci Lorian, cela me fait également plaisir de te revoir, toujours aussi enjouée à ce que je vois

Esquissant un sourire jovial, la bourgeoise s’assit sur un fauteuil on ne peut plus confortable, et soupira de fatigue, avant de déballer la robe qu’elle lui avait cousue, avec les bonnes mensurations et surtout la couleur fétiche de son amie, qui n’était autre que le noir, une couleur sombre qui contrastait parfaitement avec sa peau blanche et sa chevelure blonde tirant un peu sur le blanc argenté..

-Tiens voici ta commande, j’espère que ça te plait, je me suis permise de mettre quelques petites fioritures comme tu peux le voir, et utiliser des tissus nobles, comme le velours et le taffetas

De part son métier, et d’autre part parce qu’elles étaient amies, la couturière mis la robe en face de sa cliente, afin de voir si celle-ci lui plaisait, c’était rare pour ne pas dire jamais, que Lorian n’aimait pas ses créations. Rien de la voir comme ça, c’était sûre il s’agissait de la robe qu’il fallait pour cet entrevue dont Lorian lui avait parlé sur la commande, incontestablement elle serait contente de sa nouvelle acquisition.
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MessageSujet: Re: Une robe pour la baronne   Mer 23 Mai - 13:47


Revoir mon amie illumina ma journée. Quelle bonne surprise elle venait de me faire ! Je la remerciais de tout mon coeur d’être si bonne avec moi. J’étais bien heureuse de pouvoir compter une personne si charmante et compréhensive parmi mes proches. Malgré l’excitation qui s’était emparée de moi, je n’en oubliais pas de prendre soin de mon amie et invitée. Connaissant parfaitement le long chemin qu’elle venait de parcourir, je lui proposais d’aller au château afin qu’elle récupère de ce long trajet. Nous prenions le chemin vers le château, après avoir fermer la porte de l’atelier, à clé. Je n’avais pas peur qu’on me vole, mais qu’on découvre certaines toiles que je tenais à garder secrètes. Des œuvres sombres, à la limite du malsain, et en lien direct avec ma particularité. J’étais déjà un monstre, je ne voulais pas en plus imposer leur vue à chacun. Ou pire. Qu’on comprenne ce qui se cachait derrière... Qu'on découvre mon secret si honteux…

Une fois la porte refermée, je laissais toutes mes craintes, mes doutes et mes obscures pensées à l’intérieur de mon atelier. A moins que ça ne soit la présence d’Azelaïs qui m’aidait à sceller mes peurs. Avec mon amie à mes côtés, je me sentais toujours légère et insouciante. C’était rare et très agréable.

Je ne pus m’empêcher de rire doucement à sa remarque.


- Toujours quand je te vois, ma douce amie.

Arrivées au château, je fis préparer une collation et envoyais quelqu’un prendre soin de sa courageuse monture, pendant que nous nous installions dans un salon. Je laissais à Azelaïs le temps de souffler un peu après son voyage. Mais celle-ci se reposa à peine avant de déballer ce qu’elle avait apporter. C’est là que je la vis. Cette splendeur, absolument magnifique. Merveilleux mélange de talent et de tissus. Mon visage s’illumina littéralement. Mes yeux scintillèrent et mon sourire s’élargit. J’admirais cette somptueuse robe, sans oser la toucher. Elle était belle ! Beaucoup trop pour moi. Est-ce que vraiment je pouvais porter une telle merveille ? N’était-ce pas trop joli pour un être difforme ?.. Je ne savais plus… Azelaïs me rassurait toujours à ce sujet. Bien sûr que je pouvais ! Il n’y avait vraiment aucune raison que je ne le puisse pas.

Lentement et hésitante, j’osais prendre la robe entre mes mains, avec délicatesse, comme si elle possédait la fragilité d’un œuf. Si jamais elle se dissipait dans mes mains ?! Non, impossible ! J’avais toujours considéré les créations d’Azelaïs comme des trésors très précieux dont il fallait prendre le plus grand soin. Mon visage rayonna de bonheur lorsque je pus la regarder de plus près.


- Wouaah ! C’est une vraie merveille Azelaïs !

Mes doigts glissaient doucement sur les fioritures qui ornaient la robe. J’étais très admirative de son travail. Cela avait dû lui demander énormément de travail et ce, en à peine quelques jours. Elle m’épatait, comme à chaque fois.

- Tu es si douée !!! Tu as des mains en or!… Je vais l’essayer. Dis-je toujours avec des yeux scintillants et un sourire quelque peu béat.

Je m’apprêtais à me changer lorsqu’une servante entra avec des pâtisseries et du thé à la menthe, en provenance du duché de Nimdre. Je le trouvais divin, malheureusement il n’y a pas de choses aussi délicieuse par ici. J’en profitais pour demander à ce qu’on m’apporte mon paravent. En attendant, je fis le service. Une part de tarte aux fruits des bois pour Azelaïs ainsi qu’une tasse de thé bien chaude. Je me servis aussi mais je n’eus pas le loisir de déguster quoique se soit car on venait de m’apporter ce que j’avais demandé.

Le paravent fut rapidement installé dans un coin de la pièce et je m’y glissais derrière avec la robe pour l’essayage. Avec les années, j’avais appris à m’habiller seule. Ce qu’une dame de mon rang n’est pas vraiment censée faire. Mais je n’étais pas une « véritable » dame alors ce n’était pas bien important. Avec dextérité j’ôtais rapidement ma tunique destinée à la peinture et enfilais la merveille. Comme d’habitude, elle me seyait comme un gant. Je ressortis de ma cachette, les joues en feu et avançais timidement, me sentant comme à l’accoutumée, bien trop petite par rapport à une vêtement de cette qualité. Comme si d’une certaine manière, je n’étais pas à la hauteur de la robe, bien que la porter me faisait énormément plaisir. Je me sentais un peu comme toutes ces belles femmes que je voyais lors des réceptions.


- Je… Heu… Qu’est… Qu’est-ce que tu en penses ?… Est-ce que ça me va ?… Enfin, je veux dire… Les mesures sont bonnes ?... Demandais-je d’une voix hésitante.

Je baissais légèrement la tête, n’osant affronter son regard. Est-ce que je n’étais pas ridicule en fin de compte ? Malgré tous mes doutes persistants, j’espérais bien que non. Parce que cette robe me plaisait vraiment beaucoup et j’étais heureuse de pouvoir la porter. J’étais pris dans un tourbillon d’émotions contradictoires, qui se lisait parfaitement sur mon visage et dans mon attitude. Sans m’en rendre compte, je serrais le doux tissu noir nerveusement entre mes mains.


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MessageSujet: Re: Une robe pour la baronne   Jeu 24 Mai - 20:54

La jeune couturière s’était assise sur un fauteuil, on ne peut plus confortable, écoutant son amie la remercier pour ce qu’elle avait fait pour elle, or c’était tout à fait normal, d’une part parce qu’elle était couturière et d’autre part car c’était une bonne amie, deux bonnes raisons pour lesquelles Azelaïs ne pouvait se montrer négligente envers son travail, surtout pour rendre Lorian magnifique pour une journée qui lui tenait à coeur, avec des gens assez réputés.. On apporta des délices et du thé, que la jeune baronne s’empressa de servir, mélangeant un sucre dans son thé, la jeune bourgeoise coupa délicatement à l’aide d’une petite cuillère sa tarte et la porta à sa bouche… Divin, voici le mot qui définissait si bien ces merveilles, pas trop sucrées, la tarte contenait exactement ce qu’il fallait, tout était bien proportionné…

Des doigts d’or, avait-elle dit auparavant, la jeune rousse n’aimait pas trop qu’on lui fasse tant de compliments, cela la gênait et c’était surtout son métier qui faisait tout ça, si elle n’était pas devenue couturière, peut être n’aurait elle jamais autant bien cousu de sa vie? C’était sûrement son expérience qui l’aidait, tout de même treize longues années l’avaient aidé à forger son métier, à tisser des liens également avec beaucoup de personnes, dont son amie d’aujourd’hui..

-Tu m’en vois ravie que cela te fasse plaisir chère amie

Lorian fit alors demander un paravent, pour se changer, et ainsi Azelaïs pourrait contempler sa création sur un modèle vivant, et non un mannequin inanimé, le temps que cet objet soit apporté, la couturière balaya la pièce du regard, et put remarquer qu’il s’agissait d’un salon assez grand, sûrement pour les invités, car les nobles avaient cette tendance à avoir plusieurs salons.. Certes Azelaïs n’était pas noble, mais elle venait d’une classe aisée de la bourgeoisie des sept duchés, de part la ligné de son père, mais n’avait pas trois ou quatre salons dans sa demeure, non uniquement un seul, mais un salon imposant, montrant leur richesse.

Le paravent fut rapidement apporté à la baronne, et cette dernière put alors aller se mettre derrière afin de se changer, vêtir ainsi la robe de l’occasion, après plusieurs minutes, où Azelaïs put voir alors la robe que portait Lorian se suspendre au paravent, cette dernière sortit et ce fut tellement magnifique que la couturière en perdait les mots, cette robe était faite pour elle, ne mettant que ses atouts en valeurs, Lorian pouvait être sûre que cette robe était faite pour elle, comme si elles s’étaient adoptées l’une et l’autre.. Un sourire de satisfaction

-Elle a été faite pour toi et semble t’avoir choisie également tu es magnifique Lorian

La couturière posa sa tarte et se leva pour s’avancer vers son amie, elle tourna autour d’ell tout en observant tous les points clés de sa couture, puis se mit devant la baronne

-Elle te va comme un gant
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MessageSujet: Re: Une robe pour la baronne   Mer 30 Mai - 19:28


J’étais intimidée par la robe. Je la trouvais bien trop somptueuse pour moi. Et en même temps, j’éprouvais une grande satisfaction à la porter. Azelaïs était extrêmement douée dans son domaine. Ces créations étaient toutes absolument fabuleuses. C’était son sens artistique qui me séduit. Coudre une robe selon des critères imposées, c’était bien, mais créer une pièce avec très peu de données, c’était de l’art. Je ne connaissais que trop bien cela. Et c’est pourquoi, je la choisis pour ma garde-robe. Un esprit créatif ne doit pas avoir trop de limites. Jamais je ne lui imposais telle broderie, à tel endroit, tout dans les moindres détails. Je donnais une ligne conductrice, et elle faisait selon son inspiration. Avec les années, de plus en devenant amies, elle savait parfaitement ce qui m’allait ou non. C’est pourquoi, j’étais toujours émerveillée par ses œuvres, n’ayons pas peur de dire le mot. Et cette robe-ci ne faisait pas exception à la règle.

Je sortis timidement de derrière le paravent. Je me sentais incroyablement belle et privilégiée. Je savais qu’aucune autre ne possédait une telle merveille. C’était un sentiment très orgueilleux, je le reconnaissais. Et même s’il m’arrivait d’envier l’aisance et la féminité de certaines femmes, jamais je n’enviais leur toilette. Je trouvais toujours quelque chose de négatif à leur sujet. Alors que seules les créations d’Azelaïs trouvaient grâce à mes yeux. Je me sentais chanceuse de compter parmi mes proches une couturière de talent comme elle, qui faisait les plus belles toilettes du monde.

Voilà pourquoi j’étais si impressionnée. La regardant par en-dessous, j’osais à peine jeter vers mon amie, de brefs coups d’oeil inquiets. J’attendais son verdict, le coeur palpitant. Les secondes me firent l’effet d’une éternité…. Puis, son jugement tomba. Un jugement qui eut pour effet immédiat de teinter mes joues en rouge et d’étirer mes lèvres en un doux et sincère sourire.


- Oh merci... Fis-je timidement en remontant la capuche sur mes longs cheveux d’or.

Geste ô combien rassurant pour moi. J’étais cachée, à l’abri du regard d’autrui. C’était une façon de me protéger en cas de gêne, comme une sorte d’armure. Me protéger de quoi ? Et bien de son compliment. C’était vraiment beaucoup trop tout ça pour moi, qui suis si différente. Aussi, comme je l’ai toujours fait dans ce genre de situation, je détournais le sujet.


- C’est ton travail qui est magnifique.

Puis, je fis quelques pas dans la pièce, les yeux posés sur la toilette. Je tournais sur moi-même et sautillais doucement sur place, un large sourire aux lèvres.

- Elle est superbe ! Je l’adore ! C’est sûrement ma préférée !

Je relevais un visage rayonnant de bonheur, sur lequel toute traces de gêne avait disparu. Je m’approchais de la couturière et la prenais dans mes bras avec une tendresse amicale. Il était extrêmement rare de me voir ainsi exprimer mes sentiments. Je ne le faisais qu’en présence de personnes très proches.

- Merci infiniment ma chère Azelaïs… Tu es une véritable amie… Je vais l’ôter pour ne pas la salir.

J’allais me diriger vers le paravent mais avant cela, je fis sonner pour que l’intendante nous rejoigne. Je murmurais quelques mots à son oreille et celle-ci fila aussitôt. Je regagnais seulement le paravent et me dévêtis avec précaution. Il s’agissait de ne pas abîmer un si beau travail, bêtement. Cela aurait été dommage et pas très respectueux.

Aussi rapide que l’éclair, l’intendante revint avec plusieurs choses. Déjà, une robe de jour qu’elle me déposa sur le paravent. Maintenant que mon amie était ici, je n’allais pas la recevoir dans ma tunique de peinture tout de même… Et pendant que j’étais en train d’enfiler ma robe, encore une merveille de mon amie, faite plus pour la vie ds tous les jours, l’intendante lui donna une bourse pleine de pièces. Deux cents écus. Maigre récompense à mes yeux, pour cette robe-armure qui était non seulement sublime mais qui allait me permettre de triompher de l'importante soirée qui m’attendait.

L’intendante déposa aussi une petite boîte sur la table. Une surprise que je préparais depuis un petit moment déjà.

Dès que je fus rhabillée, je fis ranger mes affaires et retournais auprès de mon amie, toujours souriante et heureuse de la voir.


- Ca tombe bien que tu sois venue en personne m’apporter la robe, parce que j’avais un petit cadeau pour toi. Lorsque je l’ai vu, j’ai tout de suite pensé à toi.

Je pris la boîte et lui tendis. Il s’agissait d’un écrin dans lequel trônait fièrement un pendentif en or blanc orné d’une simple opale bleue. J’espérais vivement qu’elle apprécie mon cadeau. Je patientais le coeur battant à tout rompre, inquiète. Et si le pendentif ne lui plaisait pas en fin de compte ?


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MessageSujet: Re: Une robe pour la baronne   Sam 2 Juin - 18:55

Azelaïs observait son amie se pavaner dans sa robe, cela se voyait qu’elle se sentait belle, et elle avait bien raison. Beaucoup trop timide, la couturière se devait de lui créer une pièce qui se devait de contraster avec son caractère. Son regard étincelait de joie, son sourire ne quittait plus du tout son visage doux. C’était plaisant de voir qu’une pièce de tissu bien travaillée pouvait rendre des personnes heureuses, et ceci rendait la jeune rousse fière de son travail. C’était pour ceci qu’elle faisait ce métier, vendre du rêve l’instant d’une soirée à des jeunes filles, timides et pas toujours sûres d’elles.

Tournoyant pour ainsi s’admirer, Lorian faisait penser à une petite enfant à qui on achetait son jouet préféré. Azelaïs souriait en la voyant ainsi, c’était souvent comme ça avec la baronne. Chaque robe, chaque pièce que la couturière lui apportait un grain de joie. Cependant aujourd'hui, cette robe n’était pas anodine, et se sentir à l’aise dans un vêtement pouvait ainsi faire accroître sa confiance en soi de façon considérable..

-Je suis heureuse de voir qu’elle te plaise mon amie

Puis Lorian la prit dans ses bras, tendrement, amicalement.. Par réflexe la jeune couturière tapota délicatement son dos, exprimant ainsi sa profonde amitié, et surtout cette proximité entre les deux femmes. La baronne desserra son étreinte et avant de se mettre derrière le paravent sonna l’intendante. Elle avait peur de la salir et sur un ton moqueur la couturière rétorqua

-Comment tu veux la salir, elle est noire, on ne verra rien

Se mettant à rire, Azelaïs vit alors la suivante venir avec une robe, sûrement que Lorian voulait se débarrasser de sa tunique qu’elle portait dans l’atelier. Une robe que la couturière avait également cousu l’an passé, enfin c’était ce qui lui semblait. Pensive, Azelaïs reconnaissait la fidélité de son amie, mais porter ses robes de jour comme de nuit, remplissait son coeur de joie, et de dignité.

S’asseyant là où elle était avant que son amie n’enfile sa nouvelle robe, la jeune rousse suivait du regard la servante sans dire mot. Lui tendant ainsi une bourse pleine, la jeune femme n’eut même pas besoin de compter, car elle savait que Lorian était une jeune femme honnête. Une boite fut déposée sur la table, sans trop de curiosité, Azelaïs détourna le regard et rangea la petite bourse dans sa poche.

Puis son amie la remercia de lui avoir ramener elle même sa robe, car celle ci avait également penser à elle, et lui tendit la boîte auparavant posée.. Azelaïs la prit, beaucoup trop touchée pour dire quelque chose. Prenant soin de l’ouvrir, la cadeau était au delà de toutes ses espérances, un sourire se dessina, et ses yeux devinrent rapidement embués apar l’émotion

-Merci ma douce amie, c’est tellement magnifique , je ne saurai te remercier

Tenant de sa main droite le coffret, elle prit son amie de l’autre main et lui déposa un baiser sur la joue, la remerciant de ce geste. Un pendentif en or blanc orné d’une opale.. C’était simple mais tellement délicat et raffiné, Azelaïs ne faisait que l’admirer, et pensait déjà à comment le porter.

-Tu sais très bien que je fais tout ça car nous sommes amies je n’attends rien en retour, ma douce amie
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MessageSujet: Re: Une robe pour la baronne   Mer 27 Juin - 23:33


Alors que j’ôtais la robe, ma robe… Ma merveille… J’entendis la remarque de mon amie, concernant le fait que je pourrais la salir vu sa couleur foncée. Soudain, je me sentie bête. C’était pourtant si évident que cela ne risquait pas d’arriver. Je me sentie tellement idiote, que mes joues se tintèrent de rouge et que je baissais la tête vers mes pieds, devenus ô combien intéressants dans un moment aussi gênant que celui-ci. Heureusement pour moi que je trouvais cachée derrière le paravent et qu’Azelaïs ne put voir ma réaction épidermique. C’est sans aucun doute ce qui me donna la force de surmonter cette gêne. D’autant que cela n’avait pas été dit méchamment. Au contraire, mes oreilles entendirent le rire d’Azelaïs. Aussi, je pris une profonde inspiration et me ressaisis. Je souris en reprenant mon déshabillage. Je répondis en riant :

- C’est vrai. Tu as tout à fait raison. Malgré tout, je vais en prendre grand soin et veiller à ce qu’il ne lui arrive rien de fâcheux.

Cela n’aurait pas été très respectueux envers mon amie qui s’était donnée tant de mal pour la réaliser. Et puis, même si on ne verrait pas les éventuelles tâches, moi je saurais qu’elle est sale et j’en aurais été profondément attristée. Je ne suis pas particulièrement matérialiste, cependant, je suis très soigneuse avec les objets qui sont chers à mon coeur.

Une fois rhabillée, je demandais à ce qu’on apporte le cadeau pour Azelaïs. Je ne pouvais empêcher mon coeur de battre à tout rompre. J’avais peur que cela ne lui plaise pas. Je n’avais pas une grande confiance en moi, ni en mes choix. La raison pour laquelle j’avais délégué le gouvernement de ma baronnie à Einon, mon frère adoré. Il était bien plus apte que moi. N’importe qui l’aurait été d’ailleurs. Non, décidément, je n’étais pas née pour diriger. Enfin !

J’étais suspendue aux gestes délicats de mon amie, à ses longs doigts fins agiles et gracieux. Sa gestuelle démontrait qu’elle avait une dextérité parfaite. Digne de la grande couturière qu’elle était. Soudain, la boîte s’ouvrit et mon coeur sembla s’arrêter durant quelques fractions de secondes. Le monde me paraissait figé pour une éternité.

Puis, il se remit en mouvement.

Un sourire. Les yeux larmoyants, signe d’une forte émotion. Je sentis tout mon corps se détendre. A ces doux mots, mon coeur se remplit qu’une douce joie. Je lui rendis son tendre sourire, bien heureuse de ne pas m’être trompée et peut-être même davantage. Je n’aurais jamais espéré que cela la bouleverse autant. Du coup, maintenant, j’avais peur de la faire pleurer, car ce n’était pas du tout ce que je voulais. Je m’en serais voulu de faire couler des larmes sur son visage si gracieux.

Et au lieu de parles salines, je fus un baiser qui naquit sur ma joue. Je restais quelques instants, interdite. Une surprise à laquelle, je ne m’attendais pas le moins du monde. Ce simple geste, rempli de tendresse et d’amitié, apporta de la chaleur en mon for intérieur. J’en souris timidement, les joues en feu et les yeux posés sur mes genoux, contenant ma joie. Alors qu’en réalité, je n’avais qu’une seule envie : lui sauter dessus pour la remercier avec un énorme câlin, d’être là, mon amie. Ma seule, unique et fidèle Azelaïs. Sa présence à mes côtés était un véritable baume à mon coeur. Cela représentait tellement pour moi, bien plus que personne ne pourrait l’imaginer. Pour « le monstre » contre-nature que j’étais.


- Oh mais je le sais !... Heu… Il ne faut pas que tu penses ça… Ce n’était pas ce que je voulais… Je… Heu… C’est que… Heu….

Oula, voilà que je recommençais à bafouiller à cause de ma gêne. Je ne désirais pas mettre Azelaïs en mauvaise posture, ni même lui laisser sous-entendre que son amitié était intéressée. Car je savais que ce n'était pas le cas.

Mes doigts nouaient nerveusement les plis de ma robe, tandis que mes joues s’empourprèrent. Mes yeux semblaient chercher tantôt à gauche, tantôt à droite, une solution, alors qu’un air désolé se lisait sur les traits de mon visage. Je me mordis la lèvre comme si je venais de faire une bêtise.


- Je… Heu… Je sais que tu es une véritable amie, Azelaïs… Et… Heu… C’est… C’est en toute amitié que je te l’offre… Heu… C’est que…. Quand je l’ai vu… Heu… Je me suis dis… Heu… Qu’il t’irait tellement bien… Je… Heu… Voilà…. Je suis désolée de t’avoir mis dans l’embarras….

Je finis par baisser la tête, pour regarder mes genoux. J’étais vraiment une piètre amie. Pourra-t-elle jamais me pardonner pour ma maladresse ?

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