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 L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)

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MessageSujet: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Lun 26 Mar - 14:36

24ème jour de Drakonis


Depuis son arrivée au Château de Peyotril, accueillie chaleureusement par le Duc qui devait devenir son mari, elle ne l’avait plus croisé. Parti elle ne savait où puisqu’elle n’avait pas encore droit aux confidences, elle s’ennuyait… Elle avait arpenté toutes les pièces de la bâtisse monumentale, des caves aux greniers, s’était fait connaître du personnel, mais elle tournait en rond. Elle passait ses après-midis à cheval sans s’éloigner trop, pensant peut-être à tort que le Duc s’enquerrait d’elle à son retour, mais les jours se succédaient sans nouvelles.

Vexée de ce manque d’égards, elle s’organisa une première expédition plus lointaine pour parcourir les terres d’Ullarn. Juchée sur son étalon blanc, Albion, et accompagnée d’une garde d’une dizaine de cavaliers, elle pointa vers le nord comme si elle rentrait chez elle, à Glinnery. La route de Wirllen était sûre et contournait le contrefort de montagnes qu’elle avait aperçues sur leur autre versant à son arrivée puisqu’elle avait longé la côte après son long voyage depuis le manoir de son père. Toujours d’humeur joueuse quand elle se trouvait dans la nature, elle s’amusait à éperonner Albion pour des départs impromptus au grand galop qui surprenaient sa garde, puis à se remettre au pas pour laisser son cheval souffler tandis que les autres la rejoignaient avec soulagement.

A la première halte, dans une auberge lugubre, elle parlementa avec l’officier de la garde pour quitter la route et obliquer vers les montagnes où elle savait que se trouvaient des clans suzerains de son futur époux. La discussion fut âpre, mais quand l’officier comprit qu’il ne l’empêcherait pas de faire ce qu’elle voulait, il obtempéra en la maudissant dans sa barbe. Elle était sous sa protection, il ne pouvait faire autrement.

Le second et le troisième jour, donc, ils obliquèrent vers l’est et attaquèrent des passages plus escarpés où il n’était pas question de risquer des blessures pour les chevaux et où l’allure fut réduite. L’altitude glaçait les os, les naseaux rejetaient de la vapeur et les croupes fumaient sous l’effort.

Le soir du quatrième jour, ils atteignirent un lieu appelé « Gorges de la Lune ». Lieu bien nommé puisqu’il était dans une quasi obscurité, simplement baigné par la réfraction de la glace et de la neige. Au loin, les lumières d’un Château. Ils y arrivèrent une paire d’heures après et descendirent de leurs selles. Les chevaux étaient harassés et affamés. Il fallait demander asile pour la nuit.

Oriane se présenta à la porte où des gardes protégeaient l’entrée.

Je suis la Baronne Oriane de Vallompré, future épouse du Duc Dagmar Algothir et je demande au Seigneur des lieux l’hospitalité pour la nuit, pour moi et ma garde.
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Lun 26 Mar - 16:20

"Alors, nous, Hatrancs reprendrons notre indépendance!" vociférait un homme au milieu de la halle glaciale parcourue de courants d'air.

Devant ces hurlements, Njalla laissa échapper un bâillement qu'elle ne chercha même pas à dissimuler. Elle entendait ce discours au moins une fois par semaine depuis des années. Le clan de sa mère cherchait sans cesse une bonne raison de quitter le bourg des Gorges de la Lune sans jamais avoir le courage de le faire réellement. Une fois que son oncle aurait fini son allocution hebdomadaire, ce serait à son tour d'élever la voix pour lui rappeler qu'elle n'avait qu'un mot à dire pour qu'il se retrouve pendu au dessus des remparts avec tout ses lieutenants. Cela ne manquait jamais de le calmer, jusqu'à la séance de doléance suivante. Assise sur son siège raide, dos à l'unique cheminée de la salle, Njalla n'écoutait même plus vraiment ce qui se disait, toute occupée qu'elle était à préparer la réponse colorée et inventive que méritait cette offense à répétition.

Un garde se faufila jusqu'à elle. Sans cesser de surveiller son oncle, la jeune chef de clan lui tendit une oreille attentive où il glissa quelques mots à mi-voix. Njalla acquiesça en lui faisant signe de se retirer, ravie d'avoir enfin trouvé un prétexte pour échapper à ce pénible rituel.

"Je n'ai plus guère le temps pour tes enfantillages! tonna elle en se levant de son siège. Coupé dans son élan, son opposant resta coi suffisamment longtemps pour lui permettre de poursuivre après une interruption dramatique: "Retourne maugréer dans les jupons trop légers de ta mère, la vraie politique n'est pas un domaine pour les enfants capricieux!"

Soufflé par la réponse verte de sa nièce, le fjelldir resta sans voix et la regarda quitter la halle sans se retourner. Si les informations que le garde lui avait glissées à l'oreille étaient exactes, leur invitée surprise méritait toute l'attention de la maîtresse des lieux. Njalla quitta la salle par les grandes portes ouvertes et traversa la cour d'un pas vif en serrant sa cape de fourrure contre elle. Partout ailleurs, c'était le printemps mais ici, il n'arriverait qu'à la mi-justinien. Enfoncée jusqu'au chevilles dans la neige boueuse, elle se glissa entre les deux panneaux de la porte vermoulue des remparts qui n'en n'avaient que le nom.

Une petite suite accompagnait la baronne, qui se tenait en avant tenant par la bride un remarquable étalon blanc. Une noble de cette qualité qui attendait derrière les portes comme une mendiante des restes de repas! Njalla adressa un regard glacial aux gardes: elle aurait un mot avec eux sitôt leur invitée de prestige installée.

"Permettez moi de m'introduire, baronne. Je suis Njalla, dame d'Hergbor, soyez la bienvenue dans les Gorges de la Lune. dit-elle en se tournant vers son hôte, sourire aux lèvres. "Mon foyer est vôtre pour la durée de votre séjour parmi nous.

Les deux gardes poussèrent les portes abimées par le gel pour les ouvrir en grand sur la cour, alors qu'un palefrenier s'avançait déjà pour prendre la bride de l'étalon de la baronne.
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Lun 26 Mar - 20:51


Oriane s’inclina pour remercier son hôtesse. Elle n’avait cure de son rang, tout ce qui lui importait, c’était que les chevaux soient bien traités ainsi que les gardes de Dagmar. Il était certain qu’il aurait un rapport à leur retour des frasques de sa fiancée. Dans ce lieu écarté du Duché, en terre inconnue -et pour cause elle n’était pas d’ici- elle n’avait aucune autorité, encore moins de prérogatives.
D’ailleurs, elle nota avec un sourire cynique à l’intention de l’officier de la garde qu’il paraissait nerveux ainsi que ses sous-fifres. Elle laissa Albion aux mains d’un palefrenier non sans lui préciser que les chevaux avaient tous besoin de soins, et suivi la Dame des lieux dans la boue de la cour.

Une fois à l’intérieur du Castel, elle put constater son degré de délabrement mais aussi ce qu’il avait dû être du temps de sa splendeur. Une magnifique bâtisse dont les murs de pierre avaient éclaté sous l’effet du gel et étaient érodés par des pluies et du vent. Quel dommage.
Oriane avait heureusement trouvé dans sa suite une lourde cape doublée de fourrure qu’elle devait probablement à l’intendance du Duc et dont les poignets réunis lui faisaient un manchon. Elle n’avait pas froid.

Je vous remercie, Dame Njalla d’Hergbor, de m’accueillir ainsi, sans que je ne me sois annoncée. Veuillez m’en pardonner. Trois jours dans des campements de fortune me font grandement apprécier le confort de vos pierres.

Comment le lui dire ? Oriane n’avait aucune légitimité à être là. Elle avait largement anticipé ses devoirs de Duchesse. Mais la Dame avait l’air accueillante, malgré l’air dur qui assombrissait son visage. Elle devait avoir des soucis et sa visite tombait sûrement très mal.

N’ayez crainte, Ma Dame, je repartirai demain à l’aube. Vous recevrez un dédommagement du Duc Algothir pour notre couvert et notre logis ainsi que les soins aux chevaux.

Oriane, qui sous sa cape, portait des vêtements chauds de cavalière très ordinaires, admira la mise de Njalla, sa robe, sa coiffure, alors qu’elle devait avoir l’air d’une souillon échevelée.

Vous êtes très belle, Dame Njalla, si vous me permettez ce compliment…
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Mar 27 Mar - 15:05

Le palefrenier s'éloigna avec l'étalon de la baronne, sous le regard pesant de sa maîtresse. Njalla espérait qu'il prendrait bonne note des recommandations de la propriétaire de l'animal: elle désirait que sa future suzeraine garde le meilleur souvenir possible de son séjour et elle semblait beaucoup tenir à sa monture. Les hommes seraient prit en charge par le capitaine de sa petite garde de cinq hommes.

"Nos écuries sont très confortables, vous n'avez pas de soucis à vous faire pour vos bêtes." jugea-t-elle bon de préciser. "Par ailleurs, nous devrions pouvoir trouver une chambre particulière pour votre officier mais je crains que les autres ne doivent se satisfaire de la salle de garde pour la nuit."

Traverser la cour était un exercice périlleux: certains bâtiments effondrés n'avaient jamais été reconstruits et leurs ruines encombraient le petit espace. Le rempart n'avait pas été entièrement rebâti sur sa façade nord, qui donnait sur un escarpement et l'ancien logis seigneurial n'était plus qu'un tas de pierre au pied du donjon. Une partie de ses matériaux avaient été réutilisés pour construire la halle de Njalla, elle aussi adossée à la tour au toit partiellement effondré. Les quartiers de la chef de clan se trouvaient à mi hauteur de celle ci, de même que les pièces destinées à loger les invités.
La halle servait aux réceptions, mais aussi aux repas quotidiens des habitants du château, quelques membres haut placés du clan, les servantes et esclaves ainsi que la petite garnison. C'était vers ce bâtiment que Njalla emmenait son invitée, alors qu'elle se répandait en courtoisie.

"Vous ne nous devez rien baronne, il est de mon devoir d'offrir le meilleur séjour possible à la promise de mon suzerain. Vous faites un grand honneur à mon clan, les lieux sont à votre disposition pour le temps qu'il vous plaira!"

Un des gardes des remparts dépassa les deux femmes d'un pas précipité pour leur ouvrir la porte de la halle et annoncer Oriane de Vallompré. Njalla s'arrêta un instant sur le seuil pour permettre à ceux qui n'étaient plus les bienvenues de quitter la salle. Son oncle passa devant elle sans adresser un mot à sa nièce ou une marque de courtoisie à la baronne. Il ne semblait pas réaliser l'occasion de se faire bien voir de ses suzerains qu'il avait manqué et cela convenait à la chef de clan: elle serait seule à profiter de la bonne image qu'elle pourrait tirer de cette visite.
Alors que les lieux étaient enfin vidés de leurs opposants politiques, Njalla esquissa le geste d'entrer dans la halle. Mais ce fut le moment que la baronne choisi pour lui adresser un compliment charmant de naïveté. Agréablement surprise, la dame d'Hergbor marqua un temps d'arrêt et lui retourna un de ses rares sourires. Oriane de Vallompré semblait tout juste un peu plus jeune qu'elle mais ne semblait pas sujette aux même raideurs protocolaires que Njalla malgré son rang beaucoup plus haut.

"Tout n'est qu'artifice, ma grâce naturelle est bien loin d'égaler la vôtre!"

Ce n'était pas un mensonge: la baronne semblait aussi vive et légère qu'une hirondelle.
Au fond de la halle, une servante avait prit soin d'installer un second siège pour leur hôte de prestige. Les deux fauteuils avaient été disposés face à face, au plus près de la cheminée. La salle était glaciale, malgré les épaisses tapisseries sur les murs et les abords du feu étaient la seule zone où il était possible de trouver un peu de chaleur. La servante vint aussitôt à leur rencontre pour s'enquérir de leurs désirs en matière de boissons et de collation. Elle savait très bien ce que Njalla voudrait, elle prenait toujours la même chose: un petit verre d'hydromel et une pomme coupée en quartiers. Mais les goûts de la baronne restaient un mystère et la maisonnée toute entière brulait d'honorer au mieux leur invitée.
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Mar 27 Mar - 19:38



Oriane sourit à la jeune Chef de Clan en entendant son compliment en retour. Sa grâce naturelle… effectivement, on ne pouvait pas être plus naturelle qu’elle après une chevauchée de quatre jours !

Aurais-je interrompu un Conseil de votre Clan ? J’en serais navrée. Je ne suis pas très au fait de la politique dans ce Duché. Comme vous devez l’avoir deviné, je suis née en Glinnery et j’ai tout à apprendre ici.

Elle sentait la chaleur douce de la cheminée sur un côté de son visage et le froid sur son autre profil. Elle défit tout de même l’attache de sa cape. Chaque fois qu’elle était enfermée, il lui semblait étouffer. Une servante vint prendre leurs ordres pour une collation et Oriane regarda Njalla comme si elle l’interrogeait.

Je souhaiterais prendre la même chose que votre Dame. Inutile de faire différent pour moi. Et puis je veux absolument goûter à vos produits locaux. Faites comme si j’étais une simple visiteuse, je ne veux pas que vous soyiez impressionnés par ma présence.

Dans ce climat glacial, la Baronne se doutait que les aliments et les boissons répondaient à leurs besoins énergétiques et elle ne voulait surtout pas paraître exigeante.

Dame d’Hergbor, je ne suis investie d’aucune mission par mon futur époux. Il est inutile de me choyer davantage qu’une simple voyageuse qui demande asile pour la nuit. J’apprécie votre accueil, mais ne retournez pas votre maisonnée pour moi. Si les chevaux sont bien reposés, nous repartirons demain matin.

Cette jeune femme lui plaisait bien : elle avait l’air d’avoir du caractère pour être à la tête d’un Clan dans cette Gorge de la Lune. Cette contrée inhospitalière, glaciale et venteuse, devait requérir un courage extrême ne serait-ce que pour y vivre. Elle qui se croyait forte, avait grandi à Glinnery, ce qui ne forçait pas l’admiration tant ce Duché était doux à vivre.
La servante revint avec deux verres d’hydromel et des pommes coupées, ce qui ravit Oriane. Elle avait entendu parler des mielleries d’Ullarn.

C’est parfait ! Merci.
Vous récoltez le miel et les pommes dans votre vallée ? Cela tient de la prouesse, non ? Racontez-moi un peu…


Oriane croqua dans un quartier de pomme avec entrain. Elle s’apercevait qu’elle avait faim. Le fruit avait une texture ferme et légèrement acide par comparaison aux pommes de chez elle, mais le goût était plus affirmé et parfumé. Quant à l’hydromel, c’était la première fois qu’elle en buvait. Le goût du miel était très présent, mais la boisson n’était si sucrée qu’elle l’aurait craint et se buvait facilement.

Elle aurait voulu poser plein d’autres questions plus intimistes à Njalla, comme si elle avait un homme dans sa vie, ou quelles étaient ses activités dans ces confins hostiles à la frontière nord du Duché. Mais elle se contenta de discussions sur l’économie de ce Clan.

De quelles activités vivez-vous ici ?
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Mer 28 Mar - 10:59

"Non rassurez vous, tout au plus les lamentations d'un vieil homme acariâtre. Mon oncle n'attends pas les conseils pour venir se plaindre et me menacer à la première poule boiteuse."

La voix de Njalla trahit une certaine exaspération. Au fil du temps, elle avait perdu toute affection pour son oncle, qui semblait prêt aux pires félonies pour obtenir le contrôle d'un lopin de terre gelé et d'un château en ruine. Par respect des anciens, la chef de clan ne l'avait jamais sanctionné et attendait qu'il meurt gentiment de sa belle mort. Il risquait de devenir de plus en plus agaçant à mesure qu'il deviendrait gâteux mais elle aurait les mains propres.
La baronne choisi de se mettre au régime local et de prendre le même en-cas que Njalla. Elle et sa suivante se regardèrent un bref instant, un peu gênées. Oriane s'attendait visiblement à manger des produits locaux mais ni la servante, ni la maitresse ne trouvèrent le courage de lui dire que la chef de clan ne mangeait presque que des produits du commerce. Difficile de faire pousser le moindre végétal quand la neige recouvre la terre six mois dans l'année. Quand aux produits animaux, seuls les chèvres et la race vernaculaire de poneys parvenait à escalader les pentes raides et pierreuses de leurs pâturages.

"Vous restez baronne même sans mission si je puis me permettre." Njalla préféra lui cacher que si elle avait été une simple voyageuse, elle serait toujours dehors dans la neige à attendre. "Quand à vos chevaux, ils seront parfaitement reposés. Nos palefreniers savent comment remonter une bête épuisée, mais vous resterez la bienvenue. Par ailleurs j'ai beaucoup admiré votre monture. C'est un animal admirable, d'où vient il?"

Fière de sa pirouette, Njalla s'appuya contre son siège. De plus le cheval avait réellement retenu son attention, elle n'avait pas à feindre l'intérêt. A cet instant, la servante revint, portant une grande écuelle de morceaux de pomme et les verres d'hydromel. La chef de clan prit aussitôt une bonne lampée dans sa coupe pour se réconforter de sa longue journée. Et finalement, la baronne posa la question tant redoutée: comment faisaient pour élever des abeilles et faire pousser des pommiers à cette altitude?

"Pour ne rien vous cacher, ce sont des produits d'importation. Les pommes viennent du piémont et l'hydromel de la côte." tant pis, se dit elle. Elle n'aurait pas pu dissimuler ces informations indéfiniment. Surtout par fierté. Mais son clan avait tout de même des productions intéressantes à mettre en avant: "Nous faisons des cultures de champignons dans les caves et les cavernes de la région, principalement. C'est de ça que vit le peuple. Mais nous avons également des chèvres qui sont à peu près les seuls animaux d'élevage qui peuvent trouver à manger toute l'année dans la région. Et enfin, si nous n'avons pas de mines, nos orfèvres sont excellents."

Njalla ôta un bracelet en étain de son poignet. Il n'avait rien de précieux, excepté le temps infini que l'artisan avait passé à l'ouvrager. Elle le tendit à la baronne pour lui faire admirer le travail de finesse.
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Mer 28 Mar - 15:59



Oriane remarqua le regard que se jetèrent la Chef de Clan et sa servante quand elle avait demandé à goûter aux produits locaux et encore plus quand elle demanda comment on pouvait faire fructifier des pommiers ou épanouir des ruchers sous un tel climat. Elle était d’une naïveté et d’une bêtise… qu’elle avait honte d’elle. Tout en grignotant un morceau de pomme, elle parla de son étalon.

Albion, mon cheval, est un produit de mon haras en Glinnery. Je l’ai élevé puis débourré et enfin dressé. Il n’est pas facile, certes, mais nous nous entendons bien car je ne suis pas facile non plus. Il est épris de liberté, comme moi et de courses folles. Voudriez-vous que je fasse venir un étalon pour vous ? Ce sont des bêtes splendides mais fragiles ici. Le froid et les sentiers escarpés leur donnent du mal. Il leur faut sortir cependant souvent pour calmer leur nervosité.

Elle lui apprit que l’économie de son clan reposait sur l’élevage des chèvres et la culture des champignons, essentiellement. Oriane se dit qu’elle connaissait déjà la composition du repas du soir. Puis Njalla lui prêta son bracelet ouvragé, fabriqué par ses orfèvres.

Oh… ce bijou est de toute beauté ! Quelle finesse, quel art ! Vraiment, je serais ravie d’en acquérir un en souvenir de vous et de votre Clan. Je suis émue par un tel ouvrage…

Elle scrutait le bracelet, le tournait, en suivait les délicates volutes et caressait d’un doigt les motifs gracieux. Puis elle le rendit à sa propriétaire. Oui, quel dommage qu’ils n’aient pas de mines d’or ou de gisements de pierreries.

A vrai dire, Oriane n’avait jamais eu de bijoux. Bien que Baronne, elle n’était pas riche, son bien le plus précieux étant son étalon. Elle ne s’y était pas non plus intéressée, sa vie étant simple et humble. Les toilettes, les ornements, les apparences, n’étaient pas son lot. C’est pourquoi ce bijou en métal modeste mais travaillé avec art et amour, lui plaisait tant.
Elle but une nouvelle gorgée d’hydromel et l’alcool commença à lui réchauffer le ventre, la rendant enjouée.

A moins que vous n’y voyiez un inconvénient, je parlerai au Duc de votre situation en ce Château partiellement détruit et de la difficulté d’accéder à votre fief. Peut-être y sera-t-il sensible…

Elle ne pouvait pas faire de promesses à la place de Dagmar. Cela aurait été injuste et traitre.

La chaleur du feu et de l’alcool, son estomac rassasié et la compagnie agréable de son hôte, la poussèrent à aller plus loin dans ses questions.

Dame Njalla, n’avez-vous pour seule famille que cet oncle qui essaie de vous nuire ? N’avez-vous aucun galant pour prendre soin de vous ?
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   Jeu 29 Mar - 18:16

Oriane eut une surprenante envolée lyrique au sujet de sa monture. Njalla s'attendait à une énumération de son pedigree à rallonge, mais la baronne avait visiblement préféré la poésie. Apparemment, elle affectionnait tout particulièrement les chevaux, mais la chef de clan devait lui accorder que son étalon avait plus de charme que les petites bêtes rétives élevées dans la région.

"Non, une bête comme votre Albion dépérirait bien vite ici. J'ai tenté de ramener une jument d'Osrtwych mais elle n'a pas su s'adapter."

Les poneys qu'ils montaient dans la région avaient le pied très sûr, mais un caractère buté et prudent similaire à celui des ânes. Il se nourrissaient de très peu et n'avaient besoin que de très peu de soins. Le cheval importé ne s'était jamais accoutumé à ce régime et elle avait fini par revendre la jument tant qu'elle valait encore quelque chose.
Par ailleurs, son bracelet fit forte impression sur son invitée. La baronne commençait à rosir sous l'effet de l'hydromel, elle semblait assez peu habituée à boire. Elle mit sa réaction sur le compte de l'alcool mais réagit encore une fois avec courtoisie.

"Je suis ravie qu'il vous plaise. Je vous présenterais notre meilleur artisan, il vous en confectionnera à un à votre goût."

Ce n'était pas rien de voir un bijou fabriqué par son clan au cou ou au poignet d'une future duchesse. Au delà de la sympathie naissante qu'elle avait pour la promise de son suzerain, cela pouvait être un investissement sur l'avenir plus qu'intéressant. Pour peu qu'ils plaisent aux dames de l'entourage du duc, les commandes pourraient pleuvoir. D'où le choix du meilleur orfèvre possible: un bijou réellement extraordinaire présenté sur un cou aussi prestigieux pouvait vite se transformer en trésor. Cette pensée lui permit de garder son sang-froid quand la baronne poursuivi.
Le manque de tact absolu d'Oriane lui fit regretter de ne pas avoir réclamé une infusion plutôt que de l'alcool. Il semblait bien qu'elle n'avait pas voulu se montrer offensante, mais si Njalla avait une parfaite conscience que les Gorges de la Lune étaient un trou à rats, elle détestait qu'on lui fasse remarquer. Elle réussi à garder une expression bienveillante, mais sa posture se crispa imperceptiblement. Avant qu'elle ne trouve le temps de répondre, la baronne d'offensante, se fit trop curieuse. La chef de clan gagna du temps en trempant ses lèvres dans sa boisson. Il lui fallait trouver une réponse agréable et élégante sans laisser paraître son irritation.

"Notre isolement est la meilleure des défenses, quand au château il est en reconstruction. Inutile de déranger le duc avec ces problèmes qui n'en sont plus." elle reposa son verre, un peu brutalement malgré sa voix toujours paisible. "Et quand à moi, je sais prendre soin de ma personne et j'ai toute confiance en ma sœur cadette."

Frida était à nouveau malade. Rien de grave, mais elle était à nouveau cloué au lit. Dommage, il aurait été bon qu'elle l'ai avec elle alors qu'elle perdait patience durant un entretien aussi important. Informel, certes mais non moins capital.
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MessageSujet: Re: L'ennui engendre des conjonctures périlleuses (pv Njalla)   

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