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 Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]

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MessageSujet: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Mer 21 Fév - 12:25


Le vent froid et tranchant de Drakonis soufflait sur les falaises de Peyotril, rappel insistant que l'hiver s'était à peine fini pour le Royaume, mais allait continuer de s'abattre sur les terres d'Ullarn encore un moment. Pourtant, bien à l'abri sous la fourrure du grand loup et du rusé renard, Dagmar ne ressentait pas le froid, seulement l'impatience. La curiosité. L'envie. Quand on lui avait parlé de la venue d'un chef de l'étrange terre à l'occident, derrière les montagnes de Fjellsken, la flamme de l'intérêt s'était embrasée dans son coeur. Que lui voulait donc cet olibrius ?

Debout sur les quais reliant la mer à son château, qui se tenait un peu en retrait de la ville commerçante, il attendait avec sa suite emmitouflée. Il y avait là Snorri Bjellken, chef du clan Bjellken et véritable bras armé de Dagmar. Déjà fidèle à son père avant lui, il l'avait aidé à installer confortablement son pouvoir par la force à la mort de celui-ci, et avait donc mérité honneurs et récompenses, titres et richesses. Venait ensuite Freyda Stornugen, l'intendante et la matriarche du clan Beylen depuis la mort de son mari, et bien sûr, le chevalier Ingvar, frère cadet du duc, maître des flots et de ses navires. Présents mais de moindre importance, on pouvait noter la venue du sénéchal Thorsten, du maréchal Bjornir, et du chef Goth Havgal, du clan Havgal, à la mine patibulaire et l'air menaçant.

Tous avec leurs bonnes têtes de Havdirs, sauf pour Snorri le Fjelldir et sa masse trapue, ils regardaient en direction des petites voiles qui semblaient se découper au détour d'une falaise. Dagmar fronça ses gros sourcils, et tourna la tête vers son frère, lui lançant :

- Pourquoi leurs voiles sont-elles en forme d'équerre ?

Snorri observa les embarcations qui se rapprochaient, et se gratta la barbe, avant de hausser les épaules en lâchant une pétarade.

- Qu'est-ce que j'en sais moi ? Les gens de l'ouest sont étranges. Ils feraient tout pour se faire remarquer.

Dagmar acquiesça d'un air entendu, puis regarda venir les voiles vers lui et ses gens. Les gardes présents sur les lieux, d'immenses Havdirs bardés de fer, tenaient tous un étendard ducal à la place de leur arme, rangée au fourreau. Le comité d'accueil se voulait prêt à toute éventualité, mais sans paraître menaçant plus que de raison.

Les minces vaisseaux mirent du temps avant d'accoster sur la jetée de bois. Dagmar attendait de pied ferme, les bras croisés sur son torse, dans un air à la fois digne et régalien. Ses yeux sombres se posèrent sur les petites silhouettes s'affairant à sortir de leur navire. Bigre, le changement de température devait les avoir laminés !

Mais lorsqu'ils se dirigèrent vers lui, sans doute avec leur chef à leur tête, il parla d'une voix forte, pour couper l'envie au vent de la déranger :

- Je suis Dagmar fils d'Ingmar, du clan Algothir, duc d'Ullarn et suzerain de tous ses clans. Et toi, petit homme, qui es-tu ?

L'intention première du duc était de savoir si c'était un vulgaire émissaire que l'on envoyait vers lui, ou le duc de Nimdre en personne, qu'il n'avait pour ainsi dire jamais vu...
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Mer 21 Fév - 13:05

On pouvait alors apercevoir les fortifications de la ville de Peyotril, les conseillers m'avaient fait cours sur les duchés voisins, on les disaient barbares et peu civilisé, mais les rumeurs m'atteignaient pas, après tout c'était la première fois que je quittais le duché et m'aventurait vers d'autres terres. Nous étions accompagné de trois vaisseaux légers, d'ancien navire pécheur réquisitionné.

Nous étions entouré de quelques gardes, de conseillers et de bourgeois attirait par la rencontre et les possibilité commerciale. Alors que nous approchions, j'avançais afin de mieux voir, les hommes semblaient différent de ceux habitant le duché, ils étaient plus grands, plus fort et il faut l'avouer un peu effrayant.

Les marins se mirent à le port, tous étaient épuisés, je tapotais l'épaule de leurs capitaines afin de le remercier, et leurs promis à tous une récompense une fois amarré. Là, je débarquais entouré de conseillers, l'un deux me fit un signe de tête désignant le duc.

- Je suis Dagmar fils d'Ingmar, du clan Algothir, duc d'Ullarn et suzerain de tous ses clans. Et toi, petit homme, qui es-tu ?
- J'ai entendu dire que j'étais le duc de Nimdre, mais je n'apprécie pas les titres, appelez moi Daimbert.

Les marins s'affairaient, je faisais descendre de nombreux présent, victuailles, esclaves, livres et bien d'autres malles enfermant du mobilier du duc. Alors que les présents recouvraient le sol, je ressentais une certaine faim qui se fit entendre.

- Je crains que le voyage m'est donné faim, avez vous prévu un repas ?

Le voyage avait été particulièrement long, la petite cour avez longeait les côtes et le voyage avait duré près de 15 jours, assez épuisant, qui ce couplait à une météo en mer finalement, assez désastreuses.
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Mer 21 Fév - 14:12


Quels curieux petits hommes.

Leurs habits étaient étranges, et pourtant faits de la meilleure étoffe à n'en pas douter. Ils avaient la peau tannée comme le cuir, et d'étranges chapeaux ressemblant à des boules de vêtements que l'on aurait posées sur leurs têtes. Plus étonnant encore fut la familiarité avec laquelle le petit homme devant lui, qui s'avérait être le duc, lui parla. Il s'était attendu à la banale grandiloquence des autres habitants du Royaume, qu'il s'était déjà vu singer plus d'une fois. Les titres, le strasse, toute cette merdasse dans laquelle les gens d'outre-Ullarn se complaisaient. Pourtant, ici, le duc de Nimdre préférait parler franchement et, disons-le,familièrement.

Dagmar arqua un sourcil, et dit :

- Daimbert. Pas duc Daimbert ? Comme tu voudras. Et comme deux hommes libres doivent pouvoir se parler en égaux, appelle-moi donc Dagmar.

Snorri roula des yeux en grommelant. Pour lui, les étrangers n'étaient pas les égaux des Ullarnois. La petite délégation se dirigea vers le chemin montant en direction du château. Dagmar regarda Daimbert et lui rétorqua :

- N'insulte pas mon hospitalité, Daimbert. Bien sûr qu'un festin vous attend, toi et ta troupe. Mon château est chaud, rempli de skaldes, de guerriers et de jolies femmes.

Car il n'était pas seulement question de régaler les ventres, mais aussi les yeux et les oreilles. Pénétrant dans le grande castel de pierres dominant les falaises, ils furent accueillis par une armée d'esclaves et de serviteurs s'occupant des affaires des invités. Le fils de Dagmar, Ingmar le Jeune, était à côté de Varri, le meneur d'une délégation des commerçants de tout l'Ullarn. Il zyeutait avec intérêt tous ces gens venus de loin, calculant les profits substanciels à tirer de cette entrevue. L'Ullarn avait peu de visites, et ses marchands préféraient faire la démarche commerciale plutôt que d'accueillir chez eux les étrangers.

Le groupe pénétra dans la Grande Salle, bardée de haches, d'épées, de boucliers et de trophées. Autant de décorations martiales qui prouvaient la vaillance passée et présente du clan Algothir, de ses chefs comme de ses guerriers. De longues tables avaient été dressées, et au centre de la pièce était placée une gigantesque marmite, dans laquelle chauffait l'hydromel, libérant de douces effluves de miel dans l'air ambiant. Un immense feu brûlait dans l'âtre, et des mets de tous horizons parcouraient le bois du banquet. Baies sauvages, miel de saison, immenses pièces de gibier, fromage de chèvre et bière de printemps. Mais plus étonnant encore était le large choix de poissons fumés : harengs, truites des fjords, saumons grands et gras, cabillauds et maquereaux... Rien n'avait été laissé à la pêcherie, pour le bonheur des papilles.

Dagmar s'installa pour présider au banquet, tandis que la salle se remplissait des invités, mais aussi des skaldes et des commerçants, et indiqua le siège à sa droite à Daimbert, tout en disant :

- Assieds-toi, et profite de ce que l'Ullarn offre de mieux. Quand nous boirons l'hydromel, alors nous pourrons parler comme deux amis.

L'ambiance commença à se réchauffer à mesure que tous s'installaient et se servaient en mets et boissons. Des femmes aux formes exhubérantes et grasses passaient entre les longues tables avec d'immenses cruches remplies de l'hydromel de la marmite, qu'elles remplissaient à l'aide d'une grosse louche de métal.
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Mer 21 Fév - 15:12

Ceux d'Ullarn nous conduisirent jusqu'aux tables, le château était richement décoré, les tables garnies et on comprenait facilement les efforts conséquent à l'organisation de cette rencontre. Je fus invité à m’asseoir à sa droite, et commença ce qui fut un banquet mémorable.

Je buvais, mangeais, regardais les femmes élégantes et répétais tout cela a maintes reprises.

- Assieds-toi, et profite de ce que l'Ullarn offre de mieux. Quand nous boirons l'hydromel, alors nous pourrons parler comme deux amis.


Il avait raison, après avoir entamé quelques grands verres je parlais à tue tête, puis je regardais le duc et lui adressait la parole :

- Te sens tu important ?

La phrase n'avait aucun sens, mais malgré cela alors qu'en j'entamais une nouvelle bière je continuais.

- Le passé à crée tout ce que nous sommes, nos duchés, nos coutumes, nos allégeances.

Les mots semblants moins hésitant comme si l'ivresse n'était qu'un mirage laissant place à un discours différent bien plus sérieux.

- Je pense qu'il est temps que nous nous ouvrons aux mondes qui nous entourent, le commerce, la culture et l'armée doit être au centre de nouvelle coopération entre les duchés.

Il agrippait un morceau de hareng qu'il goba afin de continuer ses phrases.

- Les sciences, les mathématiques, la médecine sont au centre de nos moeurs, l'armée et la flotte au centre des vôtres, en coopérant nous pourrions arrivés à de grande chose. Je compte levez une armée, terrestre et amphibie, pour cela j'aurais besoin d'avoir accès à votre chantier naval et à vos connaissances et à la formation de troupe maritime. Maintenant la question qui se pose et que voulez vous en échange.

Je récupérais un verre que je gorgeais d'hydromel en attendant la réponse du seigneur.
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Ven 23 Fév - 12:28

La question première de Daimbert s'abattut sur lui telle une mornifle impudente. C'était indubitablement le genre de question qui déplaisait fortement à Dagmar. Se sentait-il important ? Il avait à sa disposition des monceaux de navires, des hordes de guerriers. Une terre toute entière lui était soumise par le droit du sang et des armes. Sa trésorerie était florissante, son héritage fort et sûr. Alors, à cette question déplacée de savoir s'il se sentait important, la réponse aurait été un oui cinglant et vexé. Venait-il en plus de prétendre que l'Ullarn n'avait ni culture, ni commerce ? Cependant, il n'en fit rien, laissant terminer le duc de Nimdre qui, semblait-il, était légèrement influencé par l'hydromel.

Le petit homme avait quelques arguments. Mais il avait surtout du cran. Tous les Fjelldirs ici se seraient regardés s'ils avaient entendu cette phrase, avant de grommeler dans leur patois : Spor prisen til havdir. Ne jamais demander son prix à un Havdir...
Le duc se redressa sur son siège, plongeant ses yeux cernés de khôl dans ceux du Nimdréen. Un début de sourire énigmatique se dressait à la commissure de ses lèvres, et il dit d'une voix riche et forte, faite pour être entendue de tous :

- Ce que je veux en échange ?

Certains se retournèrent vers lui, leurs regards déjà légèrement embrumés par l'abus d'alcool.

- Tu as raison, Daimbert. Le passé a fait de l'Ullarn ce qu'elle est aujourd'hui. La terreur du Royaume. La patrie des braves et des guerriers. Nul n'égale notre puissance, nul ne peut se prétendre meilleur que nous. Et veux-tu savoir pourquoi ?

Il sourit pleinement à présent, prenant une nouveau coup d'hydromel de sa corne avant de la planter dans une tomme de fromage, provoquant les rires grinçants de quelques convives.

- Je peux armer des navires légers et rapides avec autant d'hommes que je le souhaite. Je frappe vite et avec violence, pour ne laisser que stupeur derrière moi. Ce monde est terre de carnage, depuis les borées de Tévinter jusqu'aux serpents de mer du sud. Et dans ce royaume de guerre et de conflit, je suis un prince parmi les hommes.

Dagmar agita légèrement la main.

- Ce n'est pas avec la... médecine, ou la trigonométrie qu'on gagne des batailles, Daimbert. Alors pourquoi mes secrets militaires seraient-ils sur un même pied d'égalité ? Vois-tu, à la différence de Nimdre qui semble manquer de guerriers, l'Ullarn n'a pas besoin d'hommes de science. Et je suis vexé que tu aies pu penser que les terres d'Ullarn ne puissent produire des gens de culture.

Pour finaliser son monologue, il croisa ses bras sur son torse, se relevant de son siège à la manière d'un roi.

- Moi, Dagmar Algothir, je ne te vendrai jamais les secrets de l'âme d'acier des Fjelldirs, ni les énigmes se cachant dans les coques en bois des langskips des Havdirs.

Les Ullarnois levèrent tous leurs chopes, cornes et godets en l'air en beuglant dans leur langue natale, pendant que Dagmar se penchait en avant, disant cette fois à Daimbert d'une voix que personne ne pouvait entendre :

- En revanche, je suis prêt à négocier sur d'autres choses. Après le banquet, face à la mer. Le vent vivifie la conversation.

Le duc à la barbe de feu sourit à nouveau, et se rassit, prenant un morceau succulent de lieu noir. Les skaldes reprirent leurs chants épiques, adoucis par la lyre et la légèreté de l'auditoire.
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Sam 3 Mar - 15:30

Les propos avaient animés une flamme, il ne fallait ni une ni deux pour que le duc prit la parole.

- Tu as raison.

Il fit un signe à un de ses gardes, celui-ci parti en direction des navires, l'invité continuer de festoyer, puis alors que le froid s'était quelques peu interrompu, le garde entra, il regardait le duc, qui lui fit un signe de tête afin qu'il se range.

Derrière lui siégeaient trois hommes d'un accoutrement des plus originales, leurs visages était coiffé d'un masque d'or, leurs tenues était d'un noir des plus pures et à leurs ceinturons de cuirs se tenaient de mystérieux flacons. Le duc fit signe à celui qui se tenait le plus proche de lui, il lui ôta un flacon, le fixa quelques secondes puis sourit. Tous s'interrogeait sur le contenu que le duc lorgnait, mais sans leurs laissait le temps de résoudre l'énigme, il l'ouvrit, prit un verre et le remplis d'un peu de liquide avant de coller sa lèvre sur le verre. Puis alors que tous le regardait, il s'interrompu et déposa le verre sur la table.

- Je m'incline, mais j'ai entendu dire que les habitants ici étaient braves, qui de cette assemblé veut défier la science ?

Le duc avait frappé fort, tous ici connaissait maintenant le contenu du flacon, et il était assuré qu'en face personne ne viendrait répondre au défi.
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Dim 4 Mar - 14:13

L'ambiance changeait peu à peu dans la Grande Salle. La venue de ces démons au visage d'or avait mis mal à l'aise les plus croyants des chefs et des huscarls invités aux longues tables de bois. Leur attitude secrète et leur accoutrement étrange était loin de plaire aux Ullarnois, pour lesquels le noir était synonyme de mort et de deuil, tandis que le masque était synonyme de sournoiserie et de malveillance. Certains de ces hommes libres firent plus de bruit que d'autres, grommelant quelque juron dans une langue incompréhensible pour les invités, mais qui renvoyaient sans doute à d'obscures images de ce temps où la Chantrie n'avait pas encore de pouvoir ici.

Dagmar regardait tout cela d'un oeil vif, s'attendant à la moindre entourloupe venant de ces petits hommes calculateurs. Ces petits flacons puaient le mauvais coup à plein nez, et une aura de malveillance semblait entourer le verre sombre pour celui qui le regardait. Les Ullarnois étaient pour la plupart superstitieux, et tout ceci était loin de les enjouer. Le duc d'Ullarn regarda Daimbert, dont le petit sourire satisfait était tout à fait irritant. C'était son petit moment de gloire, que Dagmar lui laissait volontiers. Que cachait donc ce mystérieux tesson ?

Tous grondèrent en entendant les paroles du Nimdréen. Poison. Le mot était sur toutes les lèvres, et dans toutes les gorges. Les hommes d'Ullarn tenaient le poison pour l'arme du traître, la malveillance suintante des hommes de peu tentant de voler une victoire qui ne leur appartenait pas. Ce n'était pas pour rien que chez les Havdirs, le mot pour "poison" était damonblod. Sang de démon.
Dagmar fit claquer sa langue, regardant Daimbert pour lui dire froidement :

- Si c'est effectivement ce que je pense, n'as-tu pas honte d'amener de la peste en bouteille à un banquet ? Est-ce commun en Nimdre que l'invité apporte avec lui un flacon de mort-aux-rats pour relever un peu la soupe ? Déshonneur que tout cela, Daimbert. Evidemment, seulement s'il s'agit bien de poison.

Il regarda l'assemblée devant lui et clama :

- Un Ullarnois n'a pas peur d'affronter son ennemi. Quel qu'il soit. Qui veut défier la science ?

Un petit homme à la barbe poivre-sel et éborgné se leva promptement de son banc. Fridtjof, un vieux huscarl du clan Alltosken. Dagmar fut triste lorsqu'il le vit s'approcher de lui et lever la main avant de dire de sa voix coassante :

- J'ai toujours affronté mes ennemis les yeux dans les yeux, votre Altesse. Et je n'ai jamais tourné le dos à la mort.

Dagmar acquiesça, et montra le flacon. L'oeil brillant de l'huscarl se posa sur ce concentré de pure villenie, et il l'attrapa sans plus de cérémonie. Lorsqu'il débouchonna le contenant, les murmures de l'assistance se turent pour laisser place à un silence de plomb. Puis, Fridtjof leva le flacon en l'air, avant de l'avaler cul-sec, sous le hoquet de stupeur des femmes et des skaldes. Dagmar étudia le regard de cet homme qui venait affronter son destin. Mais ce qu'il remarqua ne le surprit qu'à peine.

L'oeil de Fridtjof était rivé sur Daimbert.
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   Mar 20 Mar - 21:14

Le duc avait assisté à la fugue du petit homme, tous deux se fixaient éperdument cherchant surement une fin à cette situation qui avait tourner au dramatique. Mais alors que l'homme semblait de plus en plus apeuré, le duc lui se mit à rire, peu de temps après sa cour le suivit quand une bosse des plus masculines se fit entrevoir.

- Au Nord de Nimdre, les nomades ne peuvent amener qu'une quantité de nourriture limité généralement des vivres séchés, ils doivent alors dépendre de l’élevage, expliqua un des hommes en noirs.

Le duc prit la suite du discours...

- Pour pouvoir faciliter leurs approvisionnements, les membres des médecins étudie les remèdes euphorisant pour accélérer la reproduction.

Il se remit à rire, il regarda la foule, se calma puis reprit.

- Une seule prescription suffit pour exciter un chameau pendant une semaine mais avec ce que ton homme a prit j'ai bien peur que les prochains mois soit terrible.

On aurait cru voir un enfant, le duc se faisait l'éloge d'une farce qui pourrait faire le tour du royaume et c'est ainsi qu'il tapotait l'épaule d'un troubadour à ses cotés tout en lui ordonnant d'écrire.

La fête avait repris son cours et l'homme reprenait son défi sot de festoyer plus qu'il n'en pouvait.
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MessageSujet: Re: Quand le Soleil vient de l'Ouest [Daimbert]   

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